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Plus de restaurant à l'aéroport de Sept-Îles

Mise à jour le mercredi 14 juillet 2004, 12 h 01

Le service de restaurant de l'aéroport de Sept-Îles est suspendu depuis lundi et les voyageurs doivent se contenter de machines distributrices.

Toutefois, Transports Canada se défend de vouloir suspendre définitivement le service.

L'appel d'offres lancé en avril par Transports Canada n'a pas permis de trouver un nouvel exploitant. Le responsable des communications, François-Nicolas Asselin, soutient que les conditions d'exploitation sont pourtant avantageuses.

Les équipements de l'exploitant sont financés et l'entretien de l'espace est assuré par l'aéroport. « Ce restaurant peut tout à fait être rentable, il s'agit d'avoir un concept intéressant qui est adapté à la réalité de Sept-Îles, à la réalité de la Basse-Côte-Nord.

Vous savez, à Sept-îles, il y a 100 000 passagers par année qui vont là, alors qu'il y a des aéroports avec 20 000 passagers qui réussissent à avoir un restaurant et à faire des profits », fait valoir M. Asselin.

Transports Canada se dit prêt à considérer toute proposition pour relancer les opérations du restaurant de l'aéroport de Sept-Îles.
 

La pêche à la morue suspendue sur la Basse-Côte-Nord

Mise à jour le mardi 20 juillet 2004, 15 h 47 .


Le ministère des Pêches et des Océans suspend pour deux jours la pêche à la morue pour les pêcheurs de la Basse-Côte-Nord et de Terre-Neuve.

Selon la gestionnaire de la ressource, Isabelle Morency, les pêcheurs ont capturé plus de la moitié des 1200 tonnes de morues disponibles en moins de deux jours, un rendement beaucoup plus élevé que prévu.

Par ailleurs, 50 pêcheurs de la Basse-Côte-Nord, qui ont l'autorisation de pêcher un petit quota de morue, cherchent toujours une usine pour transformer leur poisson. Ils risquent de perdre quelque 3000 $ de revenus, si aucune usine de transformation n'est intéressée.

Selon Jean-Richard Joncas, président des Pêcheurs polyvalents du secteur Vieux-Fort à Blanc-Sablon, la situation est très particulière, cette année : « Daley Brothers n'a pas ouvert son usine de Rivière-Saint-Paul cette année pour aucune espèce. Blanc-Sablon est intéressé juste aux espèces subventionnées par le MAPAC du Québec. Middle Bay, je ne sais pas s'ils ont leur permis ou s'ils sont sur le point d'avoir leur permis. »

Pourtant, au ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation, le responsable des permis d'usines de transformation, Aziz Niang, soutient qu'il y a des usines en mesure de servir les pêcheurs. « Il y a des usines sur la Basse-Côte-Nord qui détiennent des permis de transformation de morue et ces permis de transformation de morue sont un privilège. Ces usines doivent également assumer leurs responsabilités », indique M. Niang.

Ce dernier, qui veut rapidement dénouer cette impasse, souligne que les usines ont le devoir de transformer les prises ou leur permis sera retiré.

Le propriétaire de l'usine Blanc-Sablon Sea Food confirme de son côté qu'il a cessé d'acheter la morue des pêcheurs québécois et que le problème est similaire à Terre-Neuve. Son usine est déjà débordée avec d'autres espèces comme le turbot et le pétoncle.
 

Prolongement de la 138 : les élus préparent un plan d'action

Mise à jour le jeudi 6 janvier 2005, 16 h 46 .


Une coalition d'élus des MRC de la Basse Côte-Nord, de la Minganie et de Sept-Rivières, se réunira d'ici la fin du mois pour établir un plan d'action en vue du prolongement de la route 138 en Basse-Côte-Nord.

Selon l'administrateur de la Municipalité de la Côte-Nord du Golfe du Saint-Laurent, Richmond Monger, le gouvernement fédéral serait disposé à investir des fonds, mais le gouvernement du Québec n'a formulé aucune demande. « On va devoir à l'aube de 2005 mettre un peu plus de pression sur les deux ordres de gouvernement pour que ça se concrétise », estime M. Monger.

Le prolongement de la route 138 entre Natashquan et Blanc-Sablon est évalué à 500 millions de dollars.
 

Une nouvelle solution pour desservir la Basse-Côte-Nord

Mise à jour le jeudi 6 janvier 2005, 16 h 49 .


Selon un consultant en matière autochtone, René Boudreault, Natashquan devrait devenir le port d'attache de la desserte maritime vers la Basse-Côte-Nord.

Dans une lettre envoyée en début de semaine au premier ministre Jean Charest, René Boudreault, qui connaît bien la région, soutient qu'il serait plus rentable d'offrir le service entre Natashquan et Blanc-Sablon, plutôt qu'entre Rimouski et Blanc-Sablon.

M. Boudreault est catégorique et avance même que Québec dépense inutilement 5 millions de dollars par année pour opérer un bateau entre Rimouski et Blanc-Sablon. « C'est complètement illogique, c'est un gaspillage des fonds publics », soutient-il.

Le consultant, qui a élaboré en 2000 un mémoire sur la relance de l'économie de Natashquan, propose un double voyage hebdomadaire, par bateau, entre Natashquan et Blanc-Sablon, ce qui favoriserait le tourisme.

Les marchandises seraient transportées par la route, à partir de Sept-Îles, une avenue plus économique. « En 97-98, le ministère des Transports avait fait réaliser deux études très sérieuses, qui nous disaient que le transport routier coûtait 44 $ la tonne à partir de Sept-Îles vers Natashquan et que le transport maritime, lui, coûtait 169 $ la tonne », rapporte M. Boudreault.

Ce dernier est toutefois réaliste. En octobre dernier, Québec lançait un nouvel appel d'offres pour desservir la Basse-Côte-Nord avec Rimouski comme port d'attache et il ne reste qu'un mois avant le dépôt des offres.

De plus, les élus de la Côte-Nord ne sont pas arrivés à s'entendre sur la question. Dans son appel d'offres, le gouvernement prévoit accorder un contrat de dix ans à un exploitant qui utilisera un navire plus gros que le bateau actuel.

Les conditions de l'offre spécifient aussi que le promoteur devra offrir des tarifs plus avantageux aux résidents de la Basse-Côte-Nord.
 

Desserte maritime de la Basse-Côte-Nord : les élus ne s'entendent pas

Mise à jour le vendredi 14 janvier 2005, 10 h 31 .


Récemment, un consultant, René Boudreault, écrivait au premier ministre, Jean Charest, pour lui faire valoir qu'une desserte maritime avec un port d'attache situé à Natashquan plutôt qu'à Rimouski serait plus économique en plus de favoriser le développement touristique de la Basse-Côte-Nord.

Alors que les maires de la Basse-Côte-Nord estiment que M. Boudreault fait fausse route, les élus de Natashquan viennent d'adopter une résolution pour soutenir la proposition.

Le maire de Natashquan, Jacques Landry, estime qu'il s'agit d'une solution logique et rentable pour la région. « On est favorable et on souhaite que ça se réalise. On va envoyer une copie de la résolution au ministère des Transports, au premier ministre et tout ça pour leur dire que ce serait très bon pour l'économie du village », explique le maire Landry.

Toutefois, les maires de la Basse-Côte-Nord jugent qu'une desserte entre Rimouski et Blanc-Sablon offre plus d'avantages économiques qu'à partir de Natashquan.

Le maire de Gros-Mecatina, Brian Evans, croit, comme ses collègues, qu'en raison des coûts du transport routier, le coût des marchandises sera plus élevé si le bateau part de la Côte-Nord.

Selon Brian Evans, avec les tarifs plus abordables prévus dans l'appel d'offres du futur contrat de desserte, un nombre plus important de touristes devrait prendre le bateau avec leur automobile, à partir de Natashquan.

La meilleure solution pour les maires de la Basse-Côte-Nord demeure le prolongement de la route 138. Les élus de la Côte-Nord élaboreront un plan d'action à ce sujet le 20 janvier, à Natashquan.
 
Québecair cloué au sol
Mise à jour le samedi 22 janvier 2005 à 13 h 12 .

Tous les vols du transporteur aérien régional Québecair Express sont suspendus pour une période indéterminée. L'interruption des activités de la compagnie est due à de sérieux problèmes financiers.

Les négociations avec les créanciers devraient reprendre lundi.
Depuis le mois d'avril dernier, l'entreprise régionale s'est placée sous la protection de la Loi sur les arrangements avec les créanciers. Ses problèmes de liquidités se seraient accrus récemment.

Une centaine d'employés sont touchés par cet arrêt des activités commerciales.

Québecair Express, qui a son siège social à Québec, a été fondé par Guy Marcoux, un homme d'affaires de la Côte-Nord. Il appartient à des investisseurs de la Côte-Nord et au Fonds de solidarité de la FTQ.

La compagnie dessert Montréal, Québec, la Côte-Nord, le Bas-Saint-Laurent, la Gaspésie et les Îles-de-la-Madeleine.

 

Québécair express tente de relancer ses activités

Mise à jour le lundi 24 janvier 2005, 14 h 26 .

Le transporteur aérien Québécair Express, basé à Québec, tente de conclure une entente avec un investisseur pour relancer ses activités. On saura au cours des prochaines heures quel est l'avenir de ce transporteur régional.

Les trois avions du transporteur sont cloués au sol depuis vendredi. En avril dernier, un an seulement après avoir pris son envol, Québécair Express s'était placée sous la protection de la Loi sur les arrangements avec les créanciers, mais les choses ne se sont pas améliorées.

Selon le porte-parole de l'entreprise, Jacques Beauchesne, l'avenir était prometteur, mais l'absence de soutien du gouvernement aurait empêché la relance :

« On s'en allait vers une orientation qui était plus que bénéfique. Par contre, au niveau de l'arriéré de la dette de l'entreprise, on arrive avec une solution, aujourd'hui, qui est difficile financièrement, et des investisseurs se posent vraiment la question si ça vaut la peine qu'un investisseur mette de l'argent, quand le gouvernement québécois n'a pas la volonté politique d'encourager les régions. »

Par ailleurs, le député des Îles de la Madeleine à l'Assemblée nationale, Maxime Arsenault, déplore l'abandon du service en région en particulier en cette période de l'année :

« Au moment où on a des tempêtes, au moment où, par exemple, la liaison maritime va être réduite à un voyage par semaine avec le continent, on a besoin au plus haut point, pour le cargo, pour le malade, pour les passagers et pour développer notre industrie, de liaisons sûres, fiables, et en nombre suffisant », soutient M. Arsenault

Si Québécair Express ne trouve pas une solution, 110 personnes devront être mises à pied. L'entreprise, qui a son siège social à Québec, est la propriété d'investisseurs de la Côte-Nord et du Fonds de solidarité de la FTQ. La compagnie dessert Montréal, Québec, la Côte-Nord, le Bas-Saint-Laurent, la Gaspésie et les Îles de la Madeleine.
 
Le suspense persiste chez Québecair Express
Mise à jour le lundi 24 janvier 2005 à 23 h 20 .

Les négociations de la dernière chance se sont poursuivies lundi, à Québec, pour la compagnie aérienne Québecair Express. Un deuxième investisseur se serait montré intéressé par le transporteur régional, qui a dû clouer ses trois avions au sol, vendredi, en raison de difficultés financières.

Selon le porte-parole de la compagnie, Jacques Beauchesne, les pourparlers devraient se poursuivre tard dans la soirée de lundi, voire mardi. M. Beauchesne a confirmé que les deux investisseurs intéressés étaient deux compagnies aériennes, sans donner plus de détails.

L'avenir de cette jeune compagnie, fondée en 2003, est en jeu. Sa dette s'élève à 10 millions de dollars, dont six millions à ses créanciers. Les principaux actionnaires sont la compagnie aérienne Transfair, le Fonds régional de solidarité de la Côte-Nord et le président Guy Marcoux.

La compagnie s'est placée sous la protection de la Loi sur les arrangements avec les créanciers en avril 2004. Bien qu'un plan de restructuration ait été présenté et accepté, ses problèmes de liquidités se seraient accrus récemment.

Québecair Express possède trois appareils SAAB-340 d'une capacité de 33 passagers, et emploie 110 personnes. Le transporteur dessert la Côte-Nord, la Gaspésie, les Iles-de-la-Madeleine, Québec et Montréal.

 

Négociations et nomination chez Québecair Express

Mise à jour le vendredi 28 janvier 2005, 13 h 29

Le transporteur Provincial Airlines confirme s'être retiré des pourparlers avec Québecair Express.

Du côté de la compagnie Air Labrador, qui fait partie des investisseurs potentiels, on a préféré n'émettre aucun commentaire pour le moment.

Par ailleurs, Québecair Express s'est adjoint les services de Gilles Filliatrault, à titre de consultant et responsable des opérations.

Cet ancien président d'Air Alliance, et ex-directeur général d'Air Labrador, se donne jusqu'en début de semaine prochaine pour proposer un plan de réorganisation qui pourrait inclure une participation gouvernementale.
 

Transformation du poisson : nouvelles normes pour la délivrance des permis

Mise à jour le samedi 29 janvier 2005, 17 h 30 .

Le ministère québécois de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation modifie les règles d'émission des permis pour les usines de transformation de poisson.

Bientôt, le ministère accordera les permis en tenant compte de la date de la demande. En ce moment, les permis sont encore délivrés aux projets qui offrent le plus de retombées économiques, sans égard à l'ordre des demandes reçues.

Par ailleurs, le ministère des Pêcheries surveillera de plus près le respect des conditions rattachées à la délivrance des permis de transformation. Il retirera en outre les permis aux propriétaires qui ne les utilisent pas pour les transférer à d'autres.

Les nouvelles normes devraient être en vigueur dès la saison prochaine.
 

L'espoir se rétrécit pour Québecair Express

Mise à jour le mardi 1 février 2005, 16 h 08



Toujours persuadé de voir son entreprise se tirer d'affaire, le principal actionnaire de Québecair Express, Jean-Paul Fafard, affirme que sa compagnie pourrait reprendre son envol dans 24 heures si elle reçoit l'aide nécessaire.

Toutefois, l'entreprise, qui a interrompu abruptement ses services le 21 janvier dernier, n'a toujours pas réglé ses problèmes financiers.

La dette accumulée est de 5 millions de dollars et Québecair n'a pas respecté ses obligations en vertu de la proposition de règlement acceptée par ses créanciers en mai dernier. De plus, l'entreprise, depuis le 21 décembre dernier, est en défaut de paiement des sommes qu'elle doit aux deux gouvernements.

N'importe lequel de ces créanciers, entre autres ceux qui ont financé les trois avions de l'entreprise, peut maintenant avoir recours à un avocat et mettre fin à l'exploitation de Québecair Express.

Selon Philippe Buzzetti, responsable du dossier pour Malette, syndics et gestionnaires, la marge de manoeuvre se rétrécit pour l'entreprise. « Elle n'est pas automatiquement en faillite, ce qui veut dire que Québécair pourrait en théorie déposer une nouvelle proposition à ses créanciers, ce qui n'a pas été fait pour l'instant, ou encore faire cession de ses biens, ce qu'on appelle communément la faillite, ce qui voudrait dire en fait, la fin de Québecair Express, mais peut-être le début d'une nouvelle entité qui offrirait le même service », explique M. Buzzetti.

Pas d'aide de Québec
Malgré tout, la situation ne semble pas préoccuper le consultant, Gilles Filiatrault, responsable de l'exploitation. « Je ne vois pas les gros créanciers, à ce stade-ci, faire une pétition auprès de la cour parce que tout le monde perdrait », fait-il valoir.

Pour redémarrer ses opérations, l'entreprise a besoin rapidement de 3 millions de dollars.

Cet argent permettrait d'atténuer les dommages commerciaux engendrés par l'arrêt des vols et de rebâtir l'entreprise sur des assises plus solides. « Le transporteur peut être rentable dans un très, très court délai. Le problème de Québecair Express c'est la dette accumulée », souligne Gilles Filiatrault.

Québecair Express a rencontré, en vain, la ministre déléguée aux Transports, Julie Boulet, pour obtenir de l'aide financière.

uébec rappelle qu'il ne peut investir pour aider le transporteur en raison d'une entente signée entre l'ancien gouvernement et Air Canada Jazz. « On vit avec l'entente qui a été conclue à l'époque et malheureusement dans cette entente, il y a des restrictions, des conditions et on doit les respecter », indique la ministre Boulet.

En attendant, dans l'espoir de reprendre la voie des airs, Québecair Express a remanié sa gestion et a mis à pied le directeur, Guy Marcoux.
 
Les hôpitaux écopent d'une décision d'Air Canada
Mise à jour le lundi 7 février 2005 à 22 h 25 .

La décision d'Air Canada de supprimer ses tarifs médicaux risque de faire mal aux hôpitaux de l'Est du Québec et de la Côte-Nord. Dans bien des cas, ceux-ci devront absorber le double des coûts habituellement dédiés aux déplacements des patients.

Ces tarifs à moitié prix, en vigueur depuis plusieurs années, permettaient aux hôpitaux de transférer à moindre coût leurs patients dans les grands centres. Avant le 31 janvier, le tarif médical pour un aller-retour entre Sept-Îles et Québec coûtait 550 $; avec la suppression des tarifs, il en coûte maintenant 1000 $.

Pour l'hôpital de Sept-Îles, il s'agit d'une facture supplémentaire de 375 000 $ par année. « La disparition de ce tarif médical va pratiquement doubler nos frais de transport pour les patients qui doivent avoir des examens », explique Pierre Guévremont, directeur des services professionnels au Centre hospitalier régional de Sept-Îles.

Il croit que la hausse des dépenses rendra très difficile, voire impossible, l'obligation d'atteindre l'équilibre budgétaire. « La zone difficile est toujours autour de 300 000$. Alors si on arrive avec 350 000 $ ou 375 000 $ de plus, je ne sais pas comment on va faire. On essaie de ne pas diminuer les services, de ne pas couper de services, mais c'est une tuile qui nous arrive, et sur laquelle on n'a aucun contrôle. »

Au centre de santé de la Côte-de-Gaspé, la décision d'Air Canada fera aussi presque doubler la facture, qui est actuellement de 114 000 $ par année. Le déficit risque donc d'augmenter au chapitre du transport des malades, mais aussi pour le transport des médecins.

« On sera forcé de noliser un avion pour le médecin qui vient faire du remplacement ou de la consultation dans notre centre hospitalier, ce qui est beaucoup plus dispendieux », explique Michel Desjardins, directeur des services professionnels à l'hôpital de la Côte-de-Gaspé.

Air Labrador veut en profiter

Sur la Côte-Nord, la décision d'Air Canada fait toutefois des heureux chez Air Labrador. Le transporteur aérien vient tout juste d'augmenter son nombre de vols et promet un tarif médical très avantageux pour les centres hospitaliers.

Chez Air Canada, les porte-parole précisent que la suppression des tarifs médicaux, comme de tous les autres tarifs spéciaux, est largement compensée par leurs bas tarifs offerts sur Internet. De plus, on affirme que cette décision n'a aucun lien avec l'arrêt de l'exploitation de Québecair Express, qui offrait un service aux populations de la Côte-Nord et de la Gaspésie.

 

Croisière Transboréale relance son projet de croisière en eaux froides

Mise à jour le lundi 7 février 2005, 16 h 57 .

Le promoteur de Croisière Transboréale, Roger Dumas, estime qu'il pourrait démarrer son projet de croisière en eaux froides dès juin prochain.

Le projet, qui dans une version antérieure était évalué à 500 millions de dollars, coûterait maintenant 25 millions dont 14 seraient consacrés à l'achat du navire.

Croisière Transboréale achèterait un navire usagé d'une longueur de 100 mètres et d'une capacité de 550 passagers et d'une quarantaine de véhicules. « On a des ententes de signées actuellement avec la compagnie TFDS de la Norvège », indique M. Dumas.

Ces ententes prévoient une participation financière de TFDS ainsi qu'une aide à la mise en service du navire Midnatsol. Le promoteur admet toutefois que le financement du projet n'est pas terminé, mais il demeure optimiste. « Avec le gouvernement puis les institutions financières, disons, qu'actuellement, je ne vois pas de problèmes », affirme Roger Dumas.

Selon ce dernier, Croisière Transboréale embauchera jusqu'à 150 personnes dont une quinzaine au siège social à Baie-Comeau.

Si le projet se confirme comme prévu, le navire fera escale à Montréal, à Québec, sur la Côte-Nord et dans trois provinces des Maritimes et tout cela en 12 jours.
 

Lien fixe entre Terre-Neuve et le continent : une étude recommande un tunnel

Mise à jour le lundi 28 février 2005, 15 h 35 .

Le détroit de Belle Isle : moins de 20 kilomètres séparent Terre-Neuve et le Labrador, c'est-à-dire sept kilomètres de plus que la longueur du pont qui relie le Nouveau-Brunswick et l'Île-du-Prince-Édouard.

L'idée de relier Terre-Neuve au reste du Canada trotte dans la tête des gouvernements depuis l'entrée de la province dans la Confédération. Aujourd'hui, pour la première fois, une étude confirme que la construction d'un tunnel serait l'option la plus avantageuse.

Le premier ministre de Terre-Neuve-et-Labrador, Danny Williams, reconnaît qu'il s'agit d'un projet ambitieux. M. Williams a l'intention de donner une suite à cette idée. Il a souligné que les travaux s'étendraient sur 11 ans et qu'il ne s'agit pas d'un projet farfelu.

Québec doit terminer la 138
Les auteurs de l'étude estiment que la construction du tunnel coûterait 1,7 milliard de dollars. Pour réaliser ce projet, Terre-Neuve doit convaincre Ottawa d'en financer une bonne partie. La province doit aussi attendre que Québec termine la construction de la route 138, qui doit lier Blanc-Sablon au reste du Canada. « Ottawa a fait la promesse, mais on attend toujours la réponse de Québec », a indiqué le maire de Blanc-Sablon, Alexandre Dumas.

M. Williams aura l'occasion d'aborder cette question lorsqu'il rencontrera son homologue du Québec, Jean Charest.

Il s'agit d'un projet à long terme. Danny Williams a admis qu'il serait maladroit de sa part de demander à Ottawa l'argent nécessaire quelques semaines seulement après la ratification de l'entente sur les redevances pétrolières.
 

Fin de piste pour Québecair Express

Mise à jour le lundi 28 février 2005, 16 h 37 .



Les actionnaires de Québecair Express se retirent, mais espèrent toujours une reprise des activités du transporteur aérien régional dont les trois appareils sont cloués au sol depuis le 12 janvier dernier

Après de vaines tentatives d'association avec de nouveaux actionnaires, l'agonie de la compagnie se poursuit.

L'actionnaire majoritaire de l'entreprise, Jean-Paul Fafard, évalue que les problèmes financiers de l'entreprise sont trop importants pour qu'elle puisse se tirer d'affaire sans aide gouvernementale. « Si demain ou d'ici une semaine, ils changent d'idée qu'ils sont prêts à aider Québecair, on n'aura pas le choix, les actionnaires vont faire en sorte de remettre le service en marche », indique M. Fafard.

L'entreprise espère toujours que Québec consentira à lui accorder une garantie de prêt de 3 millions de dollars. La ministre des Transports, Mme Julie Boulet, soutient qu'elle ne peut agir, car elle est liée par un contrat signé entre Québec et Air Canada.

Les clauses de cette entente, signée entre l'ancien gouvernement et Air Canada, stipulent que le gouvernement ne peut soutenir financièrement une entreprise aérienne régionale qui offre les mêmes itinéraires qu'Air Canada.

Lourde dette
Depuis mai dernier, la compagnie doit fonctionner selon un arrangement financier conclu avec plusieurs créanciers, dont, entre autres, les gouvernements fédéral et provincial. « Revenu Québec et Revenu Canada ont une entente avec Québecair pour retirer leurs créances directement des montants qui étaient dus par les agences de voyages. Ils ont amplement pour couvrir les montants », explique Jean-Paul Fafard.

L'entreprise devait à l'époque environ 1,1 million de dollars à ses créanciers, mais, depuis, deux millions de dettes se sont ajoutées.

Les aéroports régionaux ainsi que ceux de Montréal et Québec font partie des créanciers.

Quant aux institutions financières américaines qui ont financé l'achat des avions et qui les louaient à Québecair Express, elles reprendront simplement leurs appareils. D'ailleurs, l'une d'elle, la compagnie Newcourt Capital, a déjà rapatrié un avion aux États-Unis pour le protéger d'une possible saisie.

Éparpillés en Gaspésie, sur la Côte-Nord, à Québec et à Montréal, les quelque 100 travailleurs de la compagnie, qui attendent toujours leur dernière semaine de salaire, ont reçu leurs avis de cessation d'emploi.
 
La disparition de Québecair Express laisse un grand vide en région
Mise à jour le mardi 1 mars 2005, 15 h 22 .

Selon le président de l'Association québécoise des transporteurs aériens, John McKenna, la fin de Québecair Express est une perte pour des régions éloignées comme la Basse-Côte-Nord et les Îles-de-la-Madeleine.

John McKenna estime que l'entreprise était dans un contexte difficile, puisque les concurrents, Air Canada Jazz et Aviation Québec-Labrador, possédaient des contrats d'exclusivités avec le gouvernement du Québec. « Il va y avoir d'autres compagnies qui vont prendre la relève pour les liaisons les plus intéressantes. Ce ne sera probablement pas de nouvelles compagnies, mais des compagnies existantes qui vont élargir avec un plus grand nombre de vols pour combler la demande », analyse M. McKenna.

Sans présumer des hausses de tarifs, M. McKenna note que l'absence de concurrence amène généralement des prix plus élevés.
 
Le dernier stock de morue en péril
Mise à jour le mardi 1 mars 2005, 11 h 20 .
Pour la première fois, des chercheurs américains ont étudié les journaux de bord des navires de pêche du milieu du 19e siècle pour évaluer l'état des stocks de morue à l'est des côtes du Canada.

Une analyse en profondeur des prises des pêcheurs à cette époque permet de conclure que les stocks de morue étaient alors évalués à plus de 1,2 million de tonnes métriques. Aujourd'hui, on estime la mesure du stock à seulement 50 000 tonnes. Le nombre de morues adultes reproductrices aurait diminué de 96 % depuis 1850.

Ces constatations ne surprennent personne. Il faut quand même y réfléchir, selon l'auteur de l'étude, Andy Rosenberg, chercheur à l'Université de la Nouvelle-Angleterre. Les résultats de cette recherche ont été publiés dans la dernière édition du mensuel américain Frontiers in Ecology and the Environment.

L'enquête démontre que l'ensemble des morues adultes du sud de Terre-Neuve et de l'est de la Nouvelle-Écosse pourrait maintenant être emmagasiné dans à peine 16 goélettes, ces grands voiliers à deux mats qui servaient à la pêche au 19e siècle.

Cette étude survient au moment où le gouvernement canadien a annoncé que le stock de morue de la région où une petite pêche commerciale est toujours permise, se porte mieux.

M. Rosenberg dit comprendre l'importance économique que représente la pêche à la morue dans l'Atlantique. Il estime toutefois que les autorités canadiennes devraient être prudentes pour éviter que le seul stock de morue de l'Atlantique encore en santé s'effondre lui aussi.
 

Importants retards à la traverse entre Blanc-Sablon et Terre-Neuve

Mise à jour le jeudi 19 mai 2005, 11 h 01 .



Depuis la semaine dernière, les horaires du MS Apollo, qui fait la navette entre Blanc-Sablon et Sainte-Barbe, sont perturbés au point où une centaine de véhicules sont en attente près des embarcadères.

Alors que le bateau doit faire une navette quotidienne, il n'a traversé le détroit de Belle-Isle que vendredi et lundi. Le propriétaire invoque le mauvais temps et le bris d'un moteur pour justifier la situation.

Il estime que, jusqu'à présent, les inconvénients sont minimes. C'est tout à fait faux, selon le directeur du Centre de santé de Balnc-Sablon, Claude Cyr. « On sait qu'il y a des gens qui attendent depuis jeudi et que les gens sont obligés de s'organiser par eux-mêmes pour traverser le détroit de Belle-Isle par avion ou par bateau de crevette, par exemple », raconte-t-il.

Le centre de Blanc-Sablon réfère plusieurs de ses patients à l'hôpital de Saint-Anthony, sur l'île de Terre-Neuve. Claude Cyr demande au propriétaire de prendre ses responsabilités et d'assurer le service comme prévu.

La Chambre de commerce locale a demandé l'aide du député de Manicouagan, Gérard Asselin, pour rétablir la situation.
 

Morue : le retour des grands chaluts

Mise à jour le lundi 27 juin 2005, 12 h 25 .


Au grand dam des pêcheurs de poissons de fond, Pêches et Océans envisage de réintroduire l'utilisation des chaluts pour pêcher la morue dans le nord du golfe Saint-Laurent.

Tous les engins mobiles ont été exclus de la pêche à la morue dans ce secteur depuis le moratoire sur la morue en 1992.

Les morutiers de Terre-Neuve et du Québec prévoient déposer leur plan de réintroduction de ces engins de pêche, dès semaine prochaine. Cette saison, quelque 250 tonnes de morues pourront être capturées avec un engin mobile.

Selon Daniel Boisvert, responsable de la ressource à Pêches et Océans Canada, l'utilisation des chaluts sera étroitement surveillée. « Le ministre a été clair, il a bien mentionné ça, même à l'ONU. Actuellement, ce n'est pas nécessairement l'engin qui est le destructeur, mais c'est l'utilisateur et le comment et le quand, il l'utilise », fait valoir M. Boisvert.

Les chalutiers ont souvent été pointés du doigt en raison des dommages causés au fond marin.

Par ailleurs, Pêches et Océans veut étudier scientifiquement les déplacements des stocks de morues du sud et de l'ouest de Terre-Neuve, de la Basse-Côte-Nord et d'Anticosti. « Ce mélange est très important parce que s'il y a un pourcentage important de la morue du nord du golfe qui sort du golfe et qui va dans le secteur de Saint-Pierre et Miquelon, une surpêche là-bas pourrait causer des problèmes et être néfaste à tous les programmes de rétablissement de la morue », explique Daniel Boisvert.

Les projets de recherche scientifique seront déterminés cet été par l'Institut Maurice-Lamontagne.
 

Desserte maritime de la Basse-Côte-Nord : les entreprises ont jusqu'en août

Mise à jour le lundi 4 juillet 2005, 12 h 01


La ministre déléguée aux Transports du Québec, Julie Boulet, indique que la date de dépôt des soumissions pour effectuer la desserte maritime de la Basse-Côte-Nord a été repoussée à la fin août.

La date initiale avait été fixée au 8 février, mais la ministre explique que les détails du contrat ont soulevé beaucoup de questions. « Chaque fois que quelqu'un soulevait une question, il fallait apporter des modifications, bonifier le document d'appel d'offres qui devait être représenté à l'ensemble des soumissionnaires », indique Mme Boulet.

Cette dernière rappelle que le contrat de desserte maritime de la Basse-Côte-Nord sera simplement accordé au meilleur soumissionnaire.

Depuis 35 ans la desserte maritime de la Basse-Côte-Nord se fait à partir de Rimouski. Le prochain contrat sera de 10 ans. L'appel d'offres prévoit aussi que le bateau devra transporter davantage de passagers qu'en ce moment soit 300 dont 80 en cabines.

Actuellement, c'est le Nordik Express du Groupe Desgagnés qui assure la desserte maritime de la Moyenne et de la Basse-Côte-Nord.
 

Les pêcheurs de morue prennent la mer

Mise à jour le mercredi 13 juillet 2005, 11 h 26 .


Cette semaine marque le début de la pêche à morue dans le nord du golfe Saint-Laurent et pour la première fois, cette année, Québec obtient une part réservée des quotas de pêche.

Depuis la fin du moratoire sur la pêche à la morue, autant les pêcheurs que le gouvernement demandaient à Ottawa de leur donner une part déterminée des quotas de pêche.

Cette garantie donne plus de latitude aux pêcheurs pour gérer leur pêche, selon le directeur régional à Pêches et océans Canada, Patrick Vincent. « Ça permet de pêcher lorsque la morue est présente et de s'assurer que ces quotas seront disponibles, qu'ils ne seront pas en compétition avec les pêcheurs d'autres provinces », explique M. Vincent.

Dans le nord du golfe Saint-Laurent, Terre-Neuve aura droit à un quota de plus de 4000 tonnes de morues alors que les pêcheurs de la Basse-Côte Nord et de la Gaspésie se partageront près de 700 tonnes.

Même si les pêcheurs du Québec ont droit cette année à une hausse de 40 % des quotas comparativement à l'an dernier, les prises autorisées sont 10 fois moins élevées qu'avant 1990.

Toutes les usines ouvertes

Les petites flottilles de la Côte-Nord ont aussi choisi de limiter leurs captures hebdomadaires pour éviter les engorgements dans les usines de transformations.

L'an passé, seules deux des trois usines de la région de Blanc-Sablon ont ouvert leurs portes en raison de la faiblesse des quotas. La situation a causé bien des mots de tête aux pêcheurs lors du débarquement des captures, rappelle Jean-Richard Joncas de l'Association des pêcheurs de la Basse-Côte-Nord. « Si quelqu'un a un permis et ne s'en sert pas, et nuit au développement d'une région, on devrait pouvoir le donner à quelqu'un d'autre afin qu'il puisse participer. La pêche est l'industrie première de la Basse-Côte-Nord », lance M. Joncas.

Le ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation du Québec assure que des mesures ont été prises pour corriger la situation et que toutes les usines seront en mesure de fonctionner cette année.
 

Découverte d'un autre galion basque à proximité du Labrador

Mise à jour le mercredi 27 juillet 2005, 16 h 18 .

Une équipe internationale d'archéologues a mis au jour, à Red Bay au Labrador, l'épave la mieux conservée jusqu'à présent d'un galion basque, ces bateaux armés destinés au commerce avec l'Amérique.

En fait, ces bâtiments servaient surtout au transport de l'or que l'Espagne tirait de ses colonies.

Dans le cas de celui-ci, il devait transporter de la graisse de baleine, puisque les fouilles réalisées dans ce port depuis 30 ans ont permis de découvrir une gigantesque exploitation de cette denrée animale. C'était, selon les chercheurs, le pétrole et l'Arabie Saoudite de l'époque.

Au Moyen-Âge, jusqu'à 2000 Basques produisaient à cet endroit plus de 80 % de la consommation européenne, expédiée dans les galions de plus de 25 mètres de long.

Les experts pensent que le navire gît là depuis 500 ans, tout près de la rive, préservé par les eaux glacées du détroit de Belle-Isle, témoin de la présence européenne au Canada bien avant Jacques Cartier.

Les plans du bateau étaient perdus, jusqu'à ce que le site de Red Bay révèle ses secrets et permette de reconstituer l'immense casse-tête de 3000 morceaux.

L'importance de la découverte a même incité l'UNESCO à faire de la silhouette du galion le logo de la convention sur la protection du patrimoine culturel subaquatique.

La convention reconnaît ainsi la pratique canadienne qui s'appliquera encore à cette nouvelle épave, la mieux conservée jusqu'à maintenant. On en retire quelques pièces pour les étudier, on fait l'inventaire du site que l'on filme et photographie.

D'ici quelques jours, les chercheurs vont la réenfouir au fond de l'eau sous des centaines de tonnes de sable pour mieux la protéger.

Ces récentes découvertes pourraient permettre la construction d'un galion fidèle aux plans d'origine.

Le projet de plusieurs millions de dollars n'est pas que scientifique; il promet de devenir un symbole de la renaissance culturelle basque et donc, par ricochet, une confirmation de l'importance de préserver les richesses enfouies sous l'eau.
 

Les défis de la Basse-Côte-Nord

Mise à jour le vendredi 29 juillet 2005, 15 h 46 .

L'économie des communautés côtières de la Basse-Côte-Nord a été durement secouée durant les 15 dernières années en raison de la grave crise traversée par les pêcheurs de poisson de fond.
Peu à peu, la région tente de trouver de nouveaux créneaux de développement et le tourisme commence à s'y développer.

Le film, La grande séduction, tourné à Harrington Harbour a sans doute contribué, selon l'agente de développement de Chevery, Karine Monger, à faire découvrir les magnifiques paysages de la région.

Les panoramas à couper le souffle attirent une clientèle de baby-boomers, mais aussi de jeunes aventuriers qui apprécient le kayak et la navigation sur courte distance.

La région cherche aussi à mettre en place des projets agroalimentaires comme la commercialisation de petits fruits ou le développement de l'aquaculture.

À Blanc-Sablon, l'entreprise Pec-Nor embauche une quarantaine de personnes qui travaillent à élevage du pétoncle géant. Le président de l'entreprise, Paul-Aimé Joncas, vend à Québec, à Montréal, à Toronto dans des restaurants cinq étoiles. « Parce notre pétoncle d'élevage est de trois à cinq fois plus dispendieux que le pétoncle de la pêche commerciale », précise M. Joncas.

Toutefois, l'absence de lien avec le réseau routier national pénalise la région, qui, entre autres, aimerait bien se tourner vers le développement éolien.

La Basse-Côte-Nord s'étale sur 400 kilomètres sur la rive nord du Saint-Laurent, entre Natashquan et le Labrador. La région regroupe deux communautés autochtones et une quinzaine de villages qui ne sont pas reliés au réseau routier national.
 

La reconduction du mandat de Relais Nordik étonne

Mise à jour le mercredi 3 août 2005, 14 h 35 .

Relais Nordik demeurera le transporteur responsable de la desserte maritime de la Basse-Côte-Nord au cours des 10 prochaines années. La nouvelle surprend en Basse-Côte-Nord.

L'appel d'offres lancé en septembre 2004 exigeait des armateurs potentiels que la capacité du navire soit de 300 passagers, qu'il dispose de 80 cabines et qu'il compte 25 espaces pour les véhicules. Le Nordik Express ne répond pas actuellement à ces critères.

Québec réclame aussi une diminution de 15 % des tarifs pour les passagers et les véhicules. Le transporteur doit donner une priorité aux résidants de la Basse-Côte-Nord et de l'île d'Anticosti.

Chez Relais Nordik, le directeur général Robin Kelleher se limite à dire que l'entreprise a répondu aux exigences de Québec.

Surpris par cette unique soumission, l'administrateur de la Basse-Côte-Nord, Richmond Monger, indique que la position de force de Relais Nordik ne doit pas lui permettre de négocier. M. Monger espère que l'essentiel des demandes faites par le Conseil des maires de la Basse-Côte-Nord et l'ensemble de la population est respecté.

L'an dernier, le contrat de la desserte maritime de la Basse-Côte-Nord avait été renouvelé pour une période d'un an pour plus de 5 millions de dollars. La nouvelle entente de 10 ans doit entrer en vigueur au plus tard le premier avril 2007.
 

Cartographie du Québec contestée

Mise à jour le mercredi 3 août 2005, 10 h 35 .

 
Les plus récentes cartes du Québec produites par le ministère des Transports inquiètent Terre-Neuve.

Les politiciens de la province déplorent que ces cartes ne tiennent pas compte de la frontière qui sépare le sud du Labrador de la Côte-Nord, le long du 52e parallèle.

Selon eux, ce tracé permet au Québec de revendiquer une zone importante que Terre-Neuve estime appartenir au Labrador.

Selon certains, non seulement la démarche a des implications pour le développement de la Basse-Churchill, mais elle devrait servir de levier pour rouvrir le contrat de la Haute-Churchill avec le Québec sur une base constitutionnelle.
 

Relais Nordik conserve la desserte maritime de la Basse-Côte-Nord

Mise à jour le mercredi 3 août 2005, 9 h 07 .

La compagnie Relais Nordik conservera la desserte de la Basse-Côte-Nord pour les 10 prochaines années.

Transports Québec confirme que Relais Nordik est la seule compagnie à avoir présenté une soumission avant la date limite du 2 août.

Le Ministère précise que le port d'attache du navire ravitailleur demeure Rimouski.

Québec dispose de 45 jours pour analyser la proposition du transporteur et, le cas échéant, signer l'entente qui entrera en vigueur en 2007.
 

La saison de pêche au saumon atlantique tire à sa fin

Mise à jour le vendredi 12 août 2005, 10 h 24

La saison de la pêche au saumon atlantique, une activité qui compte plus de 10 000 adeptes au Québec, tire à sa fin. Avec ses 75 rivières à saumon, la Côte-Nord est une des régions les plus riches pour la pêche sportive.

Les pêcheurs sont nombreux à revenir chaque année sur la Basse-Côte-Nord, un lieu de prédilection pour les amateurs de saumon.

L'ancien député conservateur Charles Langlois a contribué à l'essor de cette pêche, sur la rivière Saint-Paul: « C'est une rivière qui a une très bonne réputation pour le nombre de captures et son état sauvage, son site naturel. C'est d'une très grande beauté! » Pour Riess Bilodeau, qui possède une pourvoirie sur la rivière Napetipi, c'est aussi une façon d'atténuer les impacts de la fermeture de la pêche commerciale, interdite partout au Québec depuis 2000.

Sur les 14 000 permis attribués au Québec cette année, près du quart sont détenus par des étrangers, qui viennent en grand nombre sur la Basse-Côte-Nord. « Dans des petits villages, comme Rivière-Saint-Paul, ce sont quand même des retombées économiques importantes, qui font qu'il y a une trentaine de personnes qui travaillent près du village, qui fournissent non seulement des emplois de guides, mais aussi des emplois à des femmes, à des étudiants », explique Charles Langlois.

L'an dernier, on évaluait à plus de 1 million de dollars les retombées économiques liées à cette pêche sur la Basse-Côte-Nord, un apport économique important pour les 5000 résidents de cette région.
 

Nouveaux travaux d'entretien aux réservoirs d'hydrocarbures de la Basse-Côte-Nord

Mise à jour le lundi 15 août 2005, 17 h 22 .


Le programme d'entretien des réservoirs d'essence et de mazout de la Fiducie pour l'approvisionnement en hydrocarbures des municipalités de la Moyenne et Basse-Côte-Nord se poursuit cette année avec l'inspection et recouvrement des réservoirs de chacun des sept villages.

Le fiduciaire des installations d'entreposage d'hydrocarbures, Paul Pichette, devra s'assurer que les réservoirs, installés en bord de mer, demeurent étanches. « La peinture prévient la corrosion, prévient la rouille causée par le sel de mer. Alors la peinture, c'est l'équivalent de l'acier, si vous voulez, dans nos épaisseurs. On aura des travaux très importants de peinture des réservoirs et des équipements dans les sept dépôts », explique M. Pichette.

La majorité des travaux seront exécutés à la fin du mois d'août et au début septembre. Le tout devra être terminé autour du 15 novembre avant les grands froids.

La Fiducie favorise l'achat local pour ces travaux, en plus des retombées qu'apportent le transport et l'hébergement du personnel. L'activité laissera plus de 500 000 $ en retombées locales d'ici 2007.

De plus, hormis pour certaines tâches spécialisées, la Fiducie favorise l'embauche de la main-d'oeuvre locale.

Le coût des travaux devrait totaliser 500 000 $ cette année et 400 000 $ en 2006 et 2007.

L'an passé, la Fiducie a investi près de 1 million de dollars pour remplacer le pipeline au quai de Blanc-Sablon.
 
Aide fédérale pour les petites communautés côtières
Mise à jour le mercredi 31 août 2005, 17 h 45 .

Développement économique Canada (DEC) versera 17 millions de dollars en 5 ans, soit 3,4 millions par année, pour aider à la diversification des villages économiquement dépendants de l'industrie de la pêche.

Le ministre responsable de DEC, Jacques Saada, estime que ce nouveau programme contribuera à la stabilisation, au renforcement et à la diversification de l'économie de la Minganie et de la Basse-Côte-Nord.

Dans ce secteur, une importante zone de pêche au crabe est fermée depuis 2003, ce qui prive les pêcheurs de leur plus importante source de revenus.

En Minganie, les quotas ont diminué et les pêcheurs doivent se tourner vers des espèces moins payantes. Les prix pour le crabe et la morue sont aussi en baisse et le coût du carburant ne cesse d'augmenter.

C'est dans ce contexte que s'inscrit le programme de DEC Canada. Jusqu'en mars dernier, le ministère aidait d'ailleurs les pêcheurs avec un programme similaire.

Près de 600 000 $, sur les 17 millions prévus, serviront à mettre de l'avant un plan de développement social. Deux agents de développement seront embauchés durant deux ans, avec pour mission d'encourager l'entrepreneuriat. Plusieurs formules d'appui aux initiatives locales sont prévues dans le cadre de ce nouveau fonds de diversification économique, dont des contributions non remboursables maximales de 100 000 $ pour le développement de nouvelles entreprises.

Le directeur de l'Association des pêcheurs de la Basse-Côte-Nord, Paul Nadeau, estime que ce programme arrive bien tard, mais convient qu'il vaut mieux tard que rien du tout. Il juge toutefois cette aide insuffisante: « On veut diversifier notre économie, on n'a pas le choix. Par contre, avec l'isolement et la hausse des coûts de carburant et tout, les distances des marchés, on a un défi de taille à relever. »

Paul Nadeau souhaite que les pêcheurs soient consultés sur les orientations du programme. Une première rencontre est d'ailleurs prévue le 14 septembre.

Selon le ministre Saada, les premiers investissements sont prévus pour bientôt, puisque des projets sont déjà à l'étude.
 

Aide fédérale: déception chez les pêcheurs

Mise à jour le jeudi 1 septembre 2005, 11 h 23

Le président de l'Association des pêcheurs polyvalents de Vieux-Fort et Blanc-Sablon, Jean-Richard Joncas, estime que l'aide annoncée, mercredi, par le ministre responsable de Développement économique Canada n'apportera rien aux pêcheurs de la Minganie et de la Basse-Côte-Nord.

Selon lui, un tel programme ne servira qu'à créer des emplois dans des organismes parapublics: « Je pense qu'il n'y a rien pour les pêcheurs dans cette annonce, la seule chose que je peux voir dans cette annonce, c'est pour les organismes tels que le CEDEC, le SADC. Des organismes, dont on ne connaît pas leurs buts, qu'est-ce qu'ils font de bon dans la vie et comment ça marche. »

Jean-Richard Joncas estime qu'il faudrait d'abord réorganiser l'industrie des pêches, avant de tenter de diversifier l'économie.

La Minganie et la Basse-Côte-Nord, des communautés dépendantes de l'industrie de la pêche, recevront 17 millions de dollars en cinq ans pour diversifier leur économie.
 
Le moral est au plus bas chez les pêcheurs de la Basse-Côte-Nord
Mise à jour le jeudi 1 septembre 2005, 17 h 47 .
Selon les pêcheurs de la Basse-Côte-Nord, la saison qui se termine fut pire que celle de 2003, jugée catastrophique.

Dans l'est de ce secteur, une zone de pêche au crabe, fermée en 2003, n'est toujours pas rouverte et les pêcheurs de crabe ont dû se rabattre sur une petite zone, près d'Anticosti, où les quotas sont peu élevés. Ceci sans compter que la pêche à la morue est toujours aussi sous respirateur artificiel.

La saison a donc été courte et les prestations d'assurance-emploi seront petites.

Le président de l'Association des pêcheurs polyvalents de Blanc-Sablon, Jean-Richard Joncas, évalue que les revenus des pêcheurs sont au plus bas: « Si tu fais 4000 $ durant l'été, tu vas avoir 4000 $ d'assurance-emploi durant l'hiver, donc ça te fait un revenu annuel de 8000 $. »

Les prix pour le crabe et la morue sont en baisse, pendant que les coûts de l'essence et des permis grimpent. En conséquence, l'endettement des pêcheurs grimpe en flèche.

Paul Nadeau, de l'Association des pêcheurs de la Basse Côte-Nord estime que la population a besoin d'aide pour sortir du marasme: « Il nous reste beaucoup de solutions à trouver. Et on ne réoriente pas une population de cueilleurs et de pêcheurs dans toutes sortes de créneaux, en criant ciseau. »

De son côté, Jean-Richard Joncas comptait un projet de coopérative de pêcheurs, mais le projet n'a pas reçu le soutien nécessaire: « On n'a pas de réponse à aucun des deux niveaux de gouvernement. »

Ce dernier ajoute qu'il y a trop de pêcheurs et que les 17 millions de dollars de DEC Canada, pour diversifier l'économie, n'aideront pas l'industrie.
 


© 2005 Christelle Fortin-Vaillancourt
Cafe Press

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