Réactions à la fermeture d'Aviation Québec Labrador
Mise à jour le samedi 29 mars 2003, 14 h 03.
 
Plusieurs des 90 employés d'Aviation Québec Labrador, qui a cessé ses activités jeudi soir, estiment que la direction a fait tous les efforts pour poursuivre ses activités.

Ils accusent, par contre, les gouvernements d'avoir cédé le contrat du transport des malades à Air Labrador, une compagnie de Terre-Neuve, qui a maintenant toute la place en Basse-Côte-Nord. Les pilotes prennent la chose plus difficilement. Les 30 pilotes, syndiqués depuis le 1er août 2002, étaient en négociation pour un premier contrat de travail. Selon Steeve Boucher, le représentant syndical, les pilotes ont été avertis à la dernière minute. Ils n'ont reçu qu'un communiqué de quelques lignes qui mentionnait la fin des opérations de la compagnie aérienne, dû à une situation financière difficile.
L'administrateur de la Municipalité de la Côte-Nord du golfe Saint-Laurent, Richmond Monger, n'est pas surpris de la cessation des activités de la compagnie Aviation Québec Labrador. Selon M. Monger, c'est une histoire qui se répète. Il a toujours dit, qu'en Basse-Côte-Nord, faute de volume de passagers, il n'y a pas de place pour deux transporteurs qui offrent des services de qualité. De son côté, le candidat libéral dans Duplessis, Marc Proulx, se dit consterné par cette fermeture qui cause la mise à pied d'une centaine de travailleurs. Il ajoute que la situation du transport aérien se dégrade constamment dans la région depuis 10 ans avec la fermeture successive de Régionnair, Confortair et maintenant Aviation Québec Labrador. SRC-Sept-Îles, Patrick Delobel

 

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Une trentaine de pêcheurs de la Basse-Côte-Nord sont à Sept-Îles pour manifester devant les bureaux de Pêches et Océans Canada
Mise à jour le lundi 31 mars 2003, 10 h 56 .
Toujours en attente du plan de pêche pour la prochaine saison, ils veulent savoir ce que l'avenir leur réserve, d'autant plus que leurs prestations d'assurance-emploi se terminent dans 15 jours.

Les pêcheurs de la Basse-Côte-Nord en ont assez d'attendre de quoi sera fait la prochaine saison de pêche.
Selon le porte-parole des manifestants, Jean-Richard Joncas, les pêcheurs en ont assez d'attendre les plans de pêche. Ils veulent savoir ce qu'ils vont pêcher cette année, si ils vont pêcher, parce qu'en retardant l'annonce du plan de pêche, le gouvernement retarde aussi les programmes de compensations.

La semaine dernière, le Conseil pour la conservation des ressources halieutiques recommandait une diminution de 50% des quotas de morues. Il y a quelques semaines, Pêches et Océans émettait une recommandation de fermeture de la zone de crabe de la Basse-Côte-Nord. Mais l'annonce officielle n'est toujours pas faite et il plane toujours un doute sur une autre zone exploitée par ces pêcheurs au nord de l'île d'Anticosti. Une délégation de pêcheurs, accompagnée de maires de la Basse-Côte-Nord, souhaite rencontrer le ministre fédéral des Pêches, demain à Ottawa. D'ici là, les pêcheurs continueront à manifester. D'ailleurs, les fonctionnaires de Pêches et Océans sont rentrés au travail sous escorte policière.SRC-Sept-Îles, Julie Abud

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Dossier des pêcheurs de la Basse-Côte-Nord: une priorité
Mise à jour le mardi 1 avril 2003, 12 h 09 .

Le directeur régional par intérim de Pêches et Océans Canada, Patrick Vincent, parle de ce dossier comme d'une priorité. Selon M. Vincent, il y a beaucoup de suggestions dans le plan de redressement qui interpelle plusieurs intervenants, donc Pêches et Océans Canada n'est pas en mesure de répondre seul à toutes ces mesures. Il faut l'aide de leurs partenaires et ils travaillent ensemble de façon quotidienne. De son côté, le député bloquiste de Manicouagan, Ghislain Fournier, souhaite que le ministre fédéral Robert Thibault rencontre les pêcheurs.
M. Fournier fait valoir que les 50 milliards de dollars de la caisse de l'assurance-emploi sont là pour financer les solutions proposées, telles que la chasse au phoque et sa transformation. Les candidats libéral et péquiste à l'élection provinciale compatissent tous deux avec les pêcheurs, mais admettent leur impuissance en indiquant que la pêche est un secteur de juridiction fédérale. Le candidat libéral ajoute que la diversification économique est la seule solution pour la Basse-Côte-Nord. SRC-Sept-Îles, Réjean Desmeules


Patrick Vincent

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Mise à jour : Le 23 avril 2003 09:24:25
Côte-Nord
44 élèves du Petit Séminaire de Québec prisonniers des glaces

LCN

Un groupe de 44 élèves du Petit Séminaire de Québec est prisonnier des glaces à bord d'un navire qui se trouve à une vingtaine de kilomètres au large de Blanc-Sablon, à l'extrême est de la Basse-Côte-Nord.

Partis du port de Rimouski le 14 avril à bord du Nordik Express, les élèves de secondaire IV devaient rentrer dimanche dernier mais les glaces les retiennent depuis samedi. L'expédition qui avait pour objectif la découverte du fleuve Saint-Laurent s'étirera donc aussi longtemps que les brise-glace de la Garde côtière ne parviendront pas à libérer le navire.

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Nordik Express: Le sauvetage est complété

Mise à jour le dimanche 27 avril 2003, 7 h 12 .

L'opération de secours des élèves du Petit Séminaire de Québec, prisonniers des glaces depuis une semaine à bord du navire Nordik Express dans le détroit de Belle-Isle, sur la Côte-Nord, s'est bien déroulée.

Le Groupe Desgagnés, propriétaire du navire, a mis sur pied une opération qui a permis aux 44 élèves et à leurs quatre accompagnateurs de quitter le navire.Un avion a ramené le groupe à Québec vers 20 heures hier soir après une opération d'évacuation qui a duré plus de 6 heures.

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Le Nordik Express libéré des glaces
Mise à jour le lundi 28 avril 2003, 10 h 29 .

Le Nordik Express, qui était prisonnier des glaces depuis vendredi le 18 avril, est maintenant en route vers Sept-Îles.

Tôt ce matin, le navire ravitailleur de la Basse-Côte-Nord a quitté Harrington Harbour. Le Nordik Express a pu être libéré de sa fâcheuse position grâce à deux brise-glaces de la Garde Côtière canadienne qui étaient à l'oeuvre depuis la semaine dernière. Samedi, la quarantaine d'élèves du Petit Séminaire de Québec et leurs professeurs ont été évacués par hélicoptère, puis par avion.SRC-Sept-Îles, Julie Abud

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Débat d'urgence à la Chambre des communes
Mise à jour le jeudi 1 mai 2003, 13 h 37 .

Le député de Manicouagan, Ghislain Fournier, demande une nouvelle fois au gouvernement fédéral d'octroyer un quota spécial de chasse aux phoques aux résidents de la Basse-Côte-Nord.

Ghislain Fournier accuse le ministre des Pêches et Océans, Robert Thibault, de conduire plusieurs villages de la Basse-Côte-Nord à la fermeture par son manque de planification. L'automne dernier, selon M. Fournier, il était encore temps de préparer l'actuelle saison de pêche et il aurait eu le temps de mettre sur pied des mesures concrètes. Le député de Manicouagan demande l'application du plan de redressement élaboré par les pêcheurs de la Basse-Côte-Nord qui inclut notamment le rachat de permis de pêche et le développement de nouvelles espèces marines.

Ghislain Fournier réclame également des mesures immédiates dont un quota exclusif de chasse aux phoques pour la Basse-Côte-Nord pour permettre aux résidents de travailler. Inébranlé, le ministre des Pêches, Robert Thibault, ne prend aucun engagement. Il répète qu'il a pris une décision difficile, celle d'imposer un moratoire pour assurer la survie de la morue.
Robert Thibault soutient qu'il a discuté avec les ministres des Pêches du Québec et de Terre-Neuve-et-Labrador avant de prendre sa décision. SRC-Sept-Îles, Philippe Leblanc


Ghislain Fournier


Robert Thibault

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Blanc-Sablon: de l'aide pour les pêcheurs de crabe
Mise à jour le mardi 6 mai 2003, 11 h 15 .

L'Association des pêcheurs de la Basse-Côte-Nord réclame des mesures d'aide pour les pêcheurs de crabe de la zone de Blanc-Sablon.

Dans ce secteur, la pêche au crabe des neiges est fermée depuis la semaine dernière. Le directeur de l'association, Paul Nadeau, estime que le gouvernement fédéral discrimine les pêcheurs de crabe en n'offrant pas de compensation pour la fermeture de la pêche. Il rappelle que les pêcheurs de morue, qui font face eux aussi à un moratoire, ont droit à des mesures d'aide. De plus, Paul Nadeau affirme que les mesures compensatoires offertes par Ottawa aux pêcheurs de morue ne s'appliqueront pratiquement pas en Basse-Côte-Nord, en raison des critères de qualification trop serrés.SRC-Sept-Îles, Philippe Leblanc

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Une usine de traitement de peaux de phoque en Basse-Côte-Nord?
Mise à jour le jeudi 8 mai 2003, 14 h 31 .

Cet après-midi, le député de Manicouagan, Ghislain Fournier, devrait rencontrer le ministre fédéral des Pêches, Robert Thibault, afin de lui demander formellement un quota exclusif de chasse aux phoques pour les pêcheurs de la Basse-Côte-Nord.

L'obtention de ce quota permettrait, selon le député, l'implantation d'une usine de traitement de peaux en Basse-Côte-Nord. Encouragé par l'ouverture du ministre Thibault d'accorder un quota pour la chasse aux phoques aux pêcheurs de la Basse-Côte-Nord, le député Fournier passe à l'attaque et souhaite obtenir un quota de 50 000 phoques.
Minimalement, il faut 35 000 peaux de phoques à un promoteur de la région de Sainte-Foy pour implanter une usine de traitement de peaux, peut-être à Blanc-Sablon. Un projet, selon le député, de quelques millions de dollars qui créerait une cinquantaine d'emplois. Mais le député ne vend pas la peau de l'ours avant de l'avoir tué, il lui faut d'abord la garantie du ministre Robert Thibault. Par la suite, il y aura des rencontres entre Développement économique Canada et le promoteur, qui serait prêt à mettre l'usine en marche d'ici un mois. Encore faut-il que le ministre Thibault donne rapidement son accord au quota exclusif de chasse aux phoques en Basse-Côte-Nord. SRC-Sept-Îles, Julie Abud

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De l'aide pour les travailleurs des pêches à Blanc-Sablon
Mise à jour le samedi 10 mai 2003, 10 h 56 .

Le maire de Blanc-Sablon, Alexandre Dumas, demande au gouvernement fédéral une prolongation de l'assurance-emploi pour les pêcheurs et travailleurs d'usines de sa municipalité. Les pêcheurs sont victimes d'un moratoire sur la morue et de la fermeture de leur zone de pêche pour le crabe. Selon le maire Dumas, les travailleurs des pêches devront toucher des prestations d'assurance-emploi jusqu'à ce que Pêches et Océans Canada propose des solutions réalistes. Alexandre Dumas voit d'un bon oeil la possibilité que soit accordé un quota exclusif de chasse aux phoques pour les pêcheurs de la Basse-Côte-Nord.Il demande toutefois que la chasse se fasse au filet, plutôt qu'au fusil, afin de préserver la qualité des fourrures.

SRC-Sept-Îles, Patrick Delobel

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Les pêcheurs de la Basse Côte-Nord manifestent à leur tour
Mise à jour le lundi 12 mai 2003 à 18 h 28.

Sur la Basse Côte-Nord, une centaine de pêcheurs mécontents occupent depuis lundi matin les bureaux du Centre local de développement et du ministère québécois des Pêches à Blanc-Sablon. Ils menacent de demeurer sur place tant qu'ils n'auront pas obtenu gain de cause.Ces pêcheurs, frappés par le moratoire sur la pêche à la morue et la réduction des quotas de la pêche au crabe réclament un programme d'aide financière, semblable à celui octroyé vendredi dernier par le gouvernement Charest aux travailleurs des usines de transformation de la Gaspésie, victimes du boycottage des crabiers. Québec a annoncé une aide d'un demi-million de dollars.Tôt lundi matin, les pêcheurs ont intercepté une camionnette du ministère québécois des Pêches, avec un employé à son bord, et l'ont déplacée dans un fossé. Par la suite, les pêcheurs ont pris possession des locaux gouvernementaux. La Sûreté du Québec n'est pas encore intervenue mais surveille la situation de près.

 

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Crise de la morue: toujours présente
Mise à jour le mercredi 21 mai 2003, 11 h 11 .

Le groupe québécois de travail sur le poisson de fond, formé de propriétaires d'usines et de pêcheurs dont le Regroupement des pêcheurs polyvalents de la Basse-Côte-Nord, déplore que la crise de la morue ait été complètement éclipsée par celle du crabe.

Le groupe de travail affirme que les morutiers sont forcés de subir un deuxième moratoire et que les mesures d'aide proposées par le fédéral sont nettement insuffisantes. Le groupe de travail sur le poisson de fond constate que rien ne change au sein du ministère des Pêches et des Océans et que sa façon de gérer la ressource soulève toujours et encore de la frustration chez les groupes de pêcheurs.
Le groupe de travail, met en évidence les plans de pêche du ministère dont les annonces se font beaucoup trop tardivement. Cette situation provoque de la grogne sur les quais, et multiplie les conflits. Cette année, les morutiers y goûtent particulièrement parce qu'en plus de subir un deuxième moratoire, la crise du crabe les empêche de capturer d'autres espèces. Aldo Mercier, coordonnateur du groupe de travail sur le poisson de fond, constate que la crise dans le secteur de la morue n'est pas temporaire, donc les gens de l'industrie de la morue ont besoin de mesures permanentes. Ces mesures permanentes sont un accès à des espèces lucratives, comme le crabe et la crevette. C'est le rachat de permis de pêche dans le but de réduire le nombre de pêcheurs en mer et la capacité de captures. Et c'est finalement, le maintien d'une petite pêche commerciale à la morue dans le golfe Saint-Laurent.

SRC-Sept-Îles, Nicole Blackburn

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Une route pour diversifier l'économie en Basse-Côte-Nord
Mise à jour le vendredi 23 mai 2003, 11 h 53 .

Le maire de Blanc-Sablon, Alexandre Dumas, ne croit pas que la Basse-Côte-Nord puisse diversifier son économie tant qu'il n'y aura pas de route reliant cette région au reste du Québec. Alexandre Dumas est natif de la Basse-Côte-Nord et des moments de crise, comme ceux qui se vivent actuellement, il en a connu. Mais, la période noire qui s'amorce lui semble beaucoup plus critique. Présentement, affirme M. Dumas, les résidents de la Basse-Côte-Nord ont moins d'espoir et sa crainte, c'est de voir ces résidents quitter leur village.
D'autant plus que le coût de la vie est plus élevé en Basse-Côte-Nord que dans les centres plus urbanisés, particulièrement en ce qui a trait au coût de transports des citoyens et des marchandises. Le maire Dumas se demande comment on peut réaliser le développement de sa région, lorsqu'il n'y a pas de route. Selon le maire, les dernières études des fonctionnaires font miroiter un horizon de huit ans avant le début des travaux de construction de ce tronçon de 500 kilomètres. D'ici là, les citoyens, qui ont toujours vécu de la pêche, attendent de connaître tous les plans de pêche et l'état de la biomasse des autres espèces. Histoire de savoir si la mer peut encore leur offrir de quoi gagner leur vie. Cette question a été analysée sous toutes ses coutures, depuis des décennies. La réponse semble liée à une volonté politique et à près d'un demi-milliard de dollars, juste pour la route.SRC-Sept-Îles, Julie Abud


Alexandre Dumas

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Crevettiers en Basse-Côte-Nord, nouvelle diminution de quota
Mise à jour le mercredi 28 mai 2003, 11 h 56 .

Après les moratoires sur la pêche à la morue et sur la pêche au crabe, voilà que les crevettiers de la Basse-Côte-Nord doivent encaisser une nouvelle diminution de quota. Cette année, le quota de crevettes permis dans le chenal de l'Esquiman est limité à 6 674 tonnes. Pêches et Océans Canada a décidé de se mettre en mode de prévention parce que les crevettes sont de plus en plus petites.
Selon Pierre Couillard, qui est à la gestion des ressources chez Pêches et Océans, les femelles de taille commerciale diminuent par rapport aux années passées. Donc, ce qui est peut-être le signe d'une exploitation qui est un peu élevée. Du côté de Pêches et Océans, on cherche à stabiliser la biomasse en revenant à l'exploitation des années 90. En Basse-Côte-Nord, où les mauvaises nouvelles pleuvent depuis ces dernières semaines, on se dit que cette diminution entraînera encore des difficultés pour les travailleurs d'usine et secouera le peu d'économie qu'il reste dans cette région. Les pêcheurs de la Basse-Côte-Nord ont encore l'impression que la décision du ministre Robert Thibault est inéquitable.Globalement, les zones de pêche à la crevette du golfe Saint-Laurent ont vu leur quota diminué de 6% cette année.

SRC-Sept-Îles, Julie Abud

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Depuis une semaine, un ours blanc rôdait à proximité de Blanc-Sablon
Mise à jour le mardi 3 juin 2003, 11 h 49

Dimanche, les agents de Faunes et Parcs ont finalement abattu la bête de 250 kilogrammes qui rôdait à proximité de la municipalité. L'ours rôdait depuis une semaine entre le village et l'île Verte, un kilomètre au large.

Dimanche, après avoir dîné d'un phoque mort, l'ours s'est approché assez près pour que des villageois puissent le filmer.

Les agents de la Sûreté du Québec ont tiré un coup de fusil pour l'éloigner, puis ils l'ont escorté en bateau avant de l'abattre au large.

La directive émanait de Faunes et Parcs, après consultation entre les agents et le vétérinaire.

L'inquiétude des villageois est retombée, mais certains dénoncent une telle politique qui a contribué à détruire quatre spécimens d'une espèce en voie de disparition en l'espace de trois ans. La semaine passée, la municipalité avait demandé l'intervention de la Gendarmerie royale du Canada, basée à Red Bay, sur la côte du Labrador. La GRC, déjà équipée, aurait pu endormir l'ours à la seringue avant de le mettre en cage et de le déplacer par hélicoptère. Une intervention d'au moins 10 000$.

SRC-Sept-Îles, Louis Garneau

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Une étude prévoit que dans moins de 20 ans, plus de 6 000 jeunes auront quitté la Côte-Nord
Mise à jour le jeudi 5 juin 2003, 11 h 35

Face à cet exode important, le Forum Jeunesse Côte-Nord a décidé de réagir en mettant en place, d'ici l'automne, un plan d'action régional pour contrer ce phénomène.

Ça fait maintenant presque 10 ans qu'on parle d'exode des jeunes sur la Côte-Nord. Plusieurs initiatives ont été mises sur pied pour tenter de contrer ce phénomène.

Il semble que rien n'ait fonctionné jusqu'à maintenant puisqu'une étude prévoit qu'en 2021, 6 000 autres jeunes de 15 à 29 ans auront quitté la Côte-Nord.
Les trois quarts des jeunes quittent la région pour leurs études et ne reviennent plus, souvent parce qu'ils ne peuvent pas trouver du travail.

Le Forum Jeunesse Côte-Nord veut tenter de faire baisser cet exode qui mine les forces vives de la population, mais sans se faire trop d'illusions.

Tout ce qu'il pourra faire pour retenir ou ramener les jeunes en région ne donnera pas de résultats immédiats.

En attendant les résultats escomptés par le plan d'action du Forum Jeunesse Côte-Nord, c'est presque un jeune qui quitte la Côte-Nord à chaque jour, avec peu d'espoir d'y revenir.

SRC-Sept-Îles, Paul Pygeon

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Fonds spécial Québec Côtier: 440 projets et 2 100 emplois
Mise à jour le lundi 9 juin 2003, 10 h 37

Le fonds spécial Québec Côtier, mis en place en 1994 pour atténuer la crise du poisson de fond, a permis de développer 440 projets et de créer ou de maintenir plus de 2 100 emplois sur la Côte-Nord, au Bas-Saint-Laurent et en Gaspésie.

Développement économique Canada, qui a créé cette initiative, soutient que le programme a été efficace et que certaines communautés ont pu développer des projets de diversification.

Le début des années 90 a sonné le glas de la pêche à la morue dans l'est du pays.

L'industrie entrait alors dans la pire crise de son histoire, 40 000 pêcheurs et travailleurs d'usines étaient touchés, dont plus de 2 500 au Québec.

Un plan d'urgence s'imposait et c'est ainsi que la stratégie du poisson de fond de l'Atlantique a été mise sur pied avec un budget de deux milliards de dollars, dont 100 millions de dollars pour la diversification économique.

De cette enveloppe, 20 millions de dollars sont allés au fonds spécial Québec côtier. Selon Marc Simoneau, directeur régional de Développement économique Canada, l'objectif n'était pas de transférer l'effort sur d'autres espèces, mais bien diversifier l'économie. C'est ainsi que de nouvelles entreprises ont vu le jour, notamment la fromagerie Pied-de-Vent aux Îles-de-la-Madeleine, la pourvoirie d'Anticosti sur la Côte-Nord, et les Jardins nature dans la Baie-des-Chaleurs.M. Simoneau estime que la contribution gouvernementale a permis de générer des investissements de 70 millions de dollars dans le Québec maritime.Même si l'évaluation du programme n'est pas complétée, Développement économique Canada parle d'un succès et compte s'en inspirer dans ses interventions dans la crise actuelle.

SRC-Sept-Îles, Nicole Blackburn

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La consultation sur la diversification économique de la Basse-Côte-Nord se tiendra à la fin de l'été
Mise à jour le mardi 17 juin 2003, 11 h 45

Les fonctionnaires de Développement économique Canada veulent d'abord combler les besoins à court terme des municipalités touchées par la fermeture de la pêche à la morue et la diminution des quotas de crabe.

Bateaux à quai, usines fermées, l'inquiétude et la grogne sont bien palpables en Basse-Côte-Nord.

Au point que Développement économique Canada préfère reporter sa consultation en août.

Depuis le 27 avril, les pêcheurs et travailleurs de l'usine de Rivière-Saint-Paul ont touché trois semaines de prestations d'Emploi-Québec.

Des emplois saisonniers seraient bienvenus: six projets sont à l'étude, ce qui pourrait créer une centaine d'emplois.

Le directeur régional de Développement économique Canada, Mario Riopel, promet des annonces sous peu. Selon lui, il y a eu beaucoup d'efforts de fait et des palliatifs à court terme vont être mis en place. Sauf qu'à très court terme, ajoute-t-il, les premiers chèques ne sont pas encore rentrés. Ailleurs, l'aide viendra combler l'effet de la diminution de quotas sur les semaines travaillées.Au total, ce sont 17 projets présentés par les municipalités et organismes à but non lucratif qui visent à combler 250 emplois à moyen terme, au coût de 2,5 millions de dollars.

De quoi alimenter la réflexion du ministre Drouin à propos d'un nouveau programme spécial, genre Québec Côtier.

SRC-Sept-Îles, Louis Garneau

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Prolongation de la pêche sentinelle
Mise à jour le mercredi 18 juin 2003, 11 h 17

Pêches et Océans Canada reconduit la pêche sentinelle dans le nord du golfe Saint-Laurent, ce qui créera une trentaine d'emplois en Basse-Côte-Nord.

Le programme, mis sur pied en 1994 suite au moratoire sur le poisson de fond, permettra l'embauche d'une centaine de pêcheurs pour capturer du poisson à des fins de recherche scientifique.

Par ailleurs, Pêches et Océans Canada lance un nouveau programme de recherche sur le poisson de fond dans le nord du golfe.

Ce programme d'une durée de trois ans est doté d'un budget d'un demi-million de dollars par année.

Des pêcheurs et des biologistes du ministère seront impliqués afin de recueillir de nouvelles données sur l'état des stocks de poisson.

SRC-Sept-Îles, Louis Garneau

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La nouvelle ministre des Pêcheries misera sur la transformation et l'aquaculture
Mise à jour le vendredi 27 juin 2003, 14 h 24 .

De passage en Gaspésie, la nouvelle ministre de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation du Québec, Françoise Gauthier, croit que la reprise dans l'industrie des pêches passera par la seconde transformation et l'aquaculture.

Deux mois après sa nomination, la nouvelle ministre est venue rencontrer les représentants d'une industrie qui a vécu un début de saison très mouvementé. L'annonce du moratoire complet sur la pêche à morue a forcé, ce printemps, des centaines de travailleurs québécois au chômage forcé. Le conflit entre les crabiers traditionnels et Pêches et Océans sur la répartition des quotas a aussi laissé des traces dans l'industrie.

Secteur épargné
La bonne nouvelle, c'est que le secteur des pêches sera épargné dans le cadre des compressions annoncées par Québec. Non seulement, le ministère ne subira pas de réduction de son enveloppe, mais une somme de 20 millions de dollars sera consentie pour venir en aide aux entreprises de la Gaspésie et de la Basse-Côte-Nord durement touchées par les multiples difficultés de l'industrie. Françoise Gauthier a aussi mis l'accent sur la diversification de l'industrie des pêches et de l'aquaculture. Elle ajoute vouloir revoir les mesures d'appui financier actuelles en fonction des retombées qu'elles peuvent générer.

De même, la ministre souhaite que Développement économique Canada élargisse ses critères pour permettre aux nombreuses personnes touchées par le moratoire puissent avoir accès aux programmes fédéraux.

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Pénurie de médecins en région: regroupement panrégional des régies de la santé
Mise à jour le vendredi 27 juin 2003, 14 h 08 .
Les régies régionales de la santé de la Côte-Nord, de la Gaspésie, du Bas-Saint-Laurent, du Saguenay-Lac-Saint-Jean et de l'Abitibi-Témiscamingue se regroupent pour demander au gouvernement du Québec de mieux répartir les médecins en région.

Les régies régionales s'étaient déjà réunies à l'automne 2002 pour discuter de l'allocation des ressources du ministère. De cette réunion est née l'idée de cette concertation entre les régies pour mettre de l'avant les besoins régionaux lors des négociations du gouvernement avec les fédérations médicales. Leur table de concertation s'intéresse aux plans régionaux d'effectifs et aux primes discrétionnaires. Le groupe analyse actuellement les plans d'effectifs médicaux pour les médecins spécialistes et les omnipraticiens.

Pas pour bientôt
Même si le ministre Couillard se montre ouvert à la discussion, les changements souhaités ne pourront pas être considérés avant l'automne. Les malades des régions éloignées continueront donc à manquer de médecins de famille et devront s'armer de patience dans les salles d'urgence.

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Un million pour la création de 155 emplois en Basse-Côte-Nord
Mise à jour le lundi 7 juillet 2003, 13 h 04 .

Plusieurs petites communautés de la Basse-Côte-Nord se partagent ce montant qui constitue une aide temporaire de Développement économique Canada pour les populations affectées par la crise des pêches.

La municipalité de Bonne Espérance, qui inclut les villages de Rivière-Saint-Paul, Vieux-Fort et Middle Bay obtient deux des cinq projets. La population de 900 personnes disposera de 700 000$ pour créer 85 emplois. Ces emplois serviront à améliorer les infrastructures de loisirs, mettre en place un jardin botanique communautaire et préparer des plans d'affaires.

Dans le secteur des pêches, la compagnie Blanc Sablon Seafood obtient 160 000$ pour la transformation de produits marins sous-exploités ou en émergence. Cette aide devrait permettre de créer 42 emplois saisonniers.

Tous ces projets s'inscrivent dans une stratégie d'aide à court terme, environ 18 mois, du gouvernement fédéral. Cette aide permettra aux communautés d'attendre la mise en place de projets plus structurants pour l'économie locale.

D'autres projets sont à l'étude et les annonces pourraient se faire dans les prochaines semaines.

Développement économique Canada retournera en Basse-Côte-Nord dans les prochains mois afin de consulter la population et dénicher des activités économiques pour une stratégie de diversification à plus long terme.


Usine de Lourdes de Blanc-Sablon
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Surestimation des retombées du prolongement de la 138
Mise à jour le lundi 7 juillet 2003, 16 h 50 .

Une étude, commandée par le comité de prolongement de la route 138, révèle que les retombées économiques pour les communautés de la Basse-Côte-Nord seraient bien moindres que celles estimées par les dirigeants socio-politiques.

Le rapport final de cette étude de 260 000$ devrait être terminé dans les prochains jours. En Basse-Côte-Nord, les intervenants économiques misent sur le prolongement de la route 138 pour stimuler le développement local. Plusieurs soutiennent que la route attirerait les investissements et les touristes ce qui permettrait de diversifier l'économie régionale qui repose encore essentiellement sur la pêche. L'étude, financée par Transports Québec et Développement économique Canada, contredit ce raisonnement. Selon l'étude, le prolongement de la route entre Kégaska et Vieux-Fort, une distance d'environ 350 kilomètres, coûterait 530 millions pour une route à vitesse maximale de 90 kilomètres-heure et 430 millions pour une route à vitesse maximale de 50 kilomètres heure. L'étude conclut que les coûts de construction seraient plus importants que les bénéfices qu'en retireraient les habitants de la Basse-Côte-Nord.Létude concède que la région recèle un potentiel de développement touristique, minier et forestier. Toutefois, ce potentiel, selon l'étude, est difficilement mesurable. La population de Natashquan en sait quelque chose. Le prolongement de la route en 1996 a suscité beaucoup d'espoir. Sept ans plus tard, les projets économiques se font encore rares et beaucoup ont perdu leurs illusions.Réactions en Basse-Côte-Nord
L'administrateur municipal en Basse-Côte-Nord, Richmond Monger, maintient que le prolongement de la route 138 est la pierre angulaire du développement économique de la région. Le projet sera d'ailleurs au coeur du plan de relance économique de la Basse-Côte-Nord qui sera soumis au gouvernement fédéral à l'automne.

Des consultations seront menées cet été pour définir les éléments à développer dans le tourisme, la pêche et la culture des petits fruits. Le gouvernement fédéral s'est engagé à venir en aide à la Basse-Côte-Nord.

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Nouveaux programmes de recherche scientifique en collaboration avec l'industrie des pêches
Mise à jour le mercredi 23 juillet 2003, 13 h 52 .

Avec un budget de 5 millions de dollars pour trois ans, les chercheurs du ministère travailleront en collaboration avec l'industrie pour déterminer les projets de recherche prioritaires dans la région.

Cette annonce du gouvernement fédéral répond aux doléances de l'industrie qui en faisait une recommandation depuis des années. Trois programmes-pilotes seront disponibles pour les régions suivantes, le sud et le nord du golfe du Saint-Laurent, le sud et l'est de Terre-Neuve et le sud et l'est du Labrador.

Selon Denis Rivard du ministère des Pêches et Océans, le programme des pêches sentinelles, où l'on fait la surveillance des stocks de poissons de fond, sera étendu à d'autres espèces comme le homard et la crevette. «On est ouvert à une discussion des priorités avec l'industrie de la pêche», a ajouté M.Rivard.

Revoir certaines données
Depuis longtemps, l'industrie de la pêche conteste la validité des données compilées par le ministère, notamment sur l'abondance des stocks de morue.

Alyre Gauvin, président de l'Association des pêcheurs de poissons de fond acadien, se réjouit de cette annonce qui ne peut, selon lui, qu'être bénéfique pour l'industrie.

Le comité de gestion des programmes de recherches, composé de représentants du ministère et de représentants de l'industrie, s'est déjà rencontré et devrait pouvoir établir ses priorités au cours des prochaines semaines. La recherche devrait pouvoir commencer le mois prochain.

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Début de la consultation sur la diversification économique de la Basse-Côte-Nord
Mise à jour le lundi 4 août 2003, 14 h 58 .

L'objectif de cette tournée de consultation est d'identifier des solutions pour permettre un développement économique à long terme dans cette région où l'économie est durement secouée par la crise des pêches.

Six rencontres se tiendront d'ici la fin du mois dans différentes municipalités de la Basse-Côte-Nord.

Des spécialistes, des membres de conseils municipaux, des associations de pêcheurs et d'autres organismes de developpement se pencheront sur des sujets qui iront de l'aquaculture au transport, en passant par les mines, le tourisme et les forêts. Une fois les grandes priorités dégagées, on rédigera un plan d'action sur les projets de diversification, les estimations financières et les partenaires potentiels. Cette grande consultation est une initiative de Développement économique Canada qui cherche à contrer les impacts de la réduction des pêches dans les communautés dont c'était la principale activité économique. La consultation, qui débute à Bonne-Espérance, se terminera le 27 août à Blanc Sablon.

Nouvelles mesures, nouveaux projets
L'organisme annonçait récemment des investissements d'un peu plus de 1 million de dollars pour la réalisation à court terme de cinq projets pour un total de155 emplois à court terme. De nouveau, Développement économique Canada investit un peu plus de 400 000$ pour trois projets. L'organisme ZIP Côte-Nord du Golfe recevra 215 000$ pour trier et recycler des métaux à Blanc-Sablon et à Bonne-Espérance ce qui permet à 23 personnes de trouver de l'emploi. La municipalité de Côte-Nord-du-Golfe-Saint-Laurent embauchera cinq personnes pour différents travaux et recevra un peu moins de 50 000$. 17 personnes seront aussi embauchées à Tête-à-la-Baleine, Chevery et Narrington Harbour pour améliorer la qualité environnementale de ces localités. Le projet a été estimé à 155 000$.

Tous ces projets entrent dans la première étape du plan d'intervention fédéral pour les municipalités touchées par la crise du poisson de fond.

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Les pêcheurs de Blanc-Sablon se recyclent
Mise à jour le mardi 2 septembre 2003, 12 h 42 .

La crise des pêches qui frappe de plein fouet la Basse-Côte-Nord force cette région à repenser son avenir. L'aquaculture et le tourisme sont les avenues envisagées pour diversifier l'économie. Mais les pêcheurs vivent ces changements avec appréhension.

Développement économique Canada y a mené récemment des consultations pour tenter de diversifier l'économie. Cependant, les pêcheurs n'y trouvent pas leur compte pour l'instant. Faute de morue et de crabe, bien des pêcheurs ont aujourd'hui un nouvel emploi : certains sculptent des petits bateaux, d'autres repeignent l'aréna.

Ils sont 200, tout au long de la Basse-Côte-Nord, à qui le fédéral a fourni un emploi le temps d'avoir accès à l'assurance-emploi. Depuis quelques semaines, des pêcheurs se questionnent sur l'avenir de la Basse-Côte-Nord. On ébauche donc des projets comme le tourisme et la cueillette et la transformation de la chicouté.

Le pêcheur Philippe Labadie pense avoir trouvé une solution. Celle de l'élevage du pétoncle géant. Il possède l'une des 3 fermes aquicoles. Il envisage d'élever 1 million de pétoncles par année, mais il mentionne qu'il a besoin d'aide financière pour mener son projet à terme.

Nombreux sont ceux qui croient comme Paul Nadeau, que la pêche a encore un avenir. Il pense qu'il y a des espèces qui sont sous-exploitées et qu'il faut se diversifier.

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La reconstruction du quai de Blanc-Sablon se fera cet automne
Mise à jour le vendredi 5 septembre 2003, 10 h 02 .

Le ministre fédéral des Transports, David Collenette, a confirmé qu'il accordait un contrat de 11,2 millions de dollars à l'entrepreneur EBC, de Québec pour la réfection du quai de Blanc-Sablon.

Le projet de rénovations du quai de Blanc-Sablon était prévu au budget fédéral déposé en février dernier, mais Ottawa a dû lancer un deuxième appel d'offres parce que les soumissions dépassaient les prévisions de 3 millions.

En acceptant de reconstruire le quai de Blanc-Sablon, le ministre des Transports, David Collenette, reconnaît qu'en région éloignée, les infrastructures de transport sont d'une importance capitale pour le transport sécuritaire et efficace des personnes et des marchandises.

« On est très heureux que les travaux commencent, mais la seule chose qu'on veut par exemple, c'est que les travaux continuent au cours de l'hiver », a déclaré le maire de Blanc-Sablon, Alexandre Dumas.

Prêt pour le développement du secteur touristique
Un nouveau poste d'amarrage sera construit, la face sud-ouest du quai sera enrochée et la rampe d'embarquement sera reconstruite. Les travaux qui prévoient aussi l'aménagement d'un stationnement seront complétés durant l'été 2005.

Le maire Alexandre Dumas est satisfait des travaux qui permettront d'envisager des projets de développement touristique comme celui des Croisières transboréales.

Le maire veut aussi contacter l'entrepreneur afin de maximiser l'embauche locale. L'installation portuaire de Blanc-Sablon sert aux opérations quotidiennes du traversier qui relie Blanc-Sablon à Sainte-Barbe, sur l'île de Terre-Neuve. Elle accueille également la desserte maritime hebdomadaire du Nordik-Express, qui part de Rimouski.

Le havre abrite une douzaine de bateaux de pêche.

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Québec pourrait investir dans le projet de Croisière transboréale
Mise à jour le mercredi 3 septembre 2003, 15 h 16 .

Le gouvernement du Québec pourrait investir dans le projet de Croisière transboréale qui consiste à organiser des croisières sur le golfe du Saint-Laurent et au large des provinces de l'Atlantique.

La ministre provinciale déléguée au Tourisme, Nathalie Normandeau, laisse entendre que la Société générale de financement pourrait vouloir s'associer au projet du promoteur de Blanc-Sablon, Roger Dumas.

La ministre Normandeau doit bientôt rencontrer les promoteurs pour discuter du projet évalué à 600 millions de dollars. Croisière transboréale prévoit notamment la construction de deux navires hybrides de croisières et de transport de véhicules.

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Stocks de morue : la ministre Gauthier souhaite la participation de l'industrie
Mise à jour le mercredi 24 septembre 2003, 14 h 20 .

La ministre québécoise des Pêcheries, Francoise Gauthier, souhaite la participation de l'industrie au sein du comité qui sera mis sur pied au Québec pour travailler sur un plan de rétablissement des stocks de morue. Le Groupe de travail devait être composé, à la base, des deux sous-ministres provincial et fédéral, de même que de hauts fonctionnaires, qui feront appel à l'expertise de scientifiques.

Mais pour la ministre, la composition du groupe de travail doit être élargie, afin de lui donner toute la crédibilité souhaitée. Mme Gauthier soutient que les pêcheurs et les propriétaires d'usines doivent avoir leur mot à dire dans la reconstruction des stocks de poissons. Cette mesure lui paraît nécessaire pour que tous soient sur la même longueur d'ondes.

La demande du Québec demeure sans réponse pour l'instant. Le ministre fédéral des pêches, Robert Thibault, affirme qu'il aura des discussions avec les représentants du gouvernement du Québec, afin de voir comment le groupe de travail sera constitué.

Une première recontre doit avoir lieu le 1er octobre entre les sous-ministres aux pêches des gouvernements provincial et fédéral, afin de mettre en place l' équipe spéciale Canada-Québec qui travaillera sur le plan de rétablissement de la morue.

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Sept-Îles réclame le port d'attache du Nordik-Express
Mise à jour le vendredi 26 septembre 2003, 12 h 11 .

À 15 mois du renouvellement du contrat de Relais-Nordik pour la desserte maritime de la Basse Côte-Nord, Sept-Îles revient à la charge pour réclamer le port d'attache du Nordik-Express, au lieu de Rimouski. C'est une question qui revient tous les cinq ans.

Une nouvelle étude commandée par le Conseil régional de développement de la Côte-Nord, dont Radio-Canada a obtenu copie, affirme que le service aux résidents de la Basse Côte serait grandement améliorée si la desserte se faisait à partir de Sept-Îles.L'étude ne garantit toutefois pas que le choix de Sept-îles permettra des économies aux usager de la Basse Côte-Nord. Plusieurs conditions restent à réunir.Les résidents de la Basse Côte-Nord devront se trouver de nouveaux fourniseurs pour remplacer ceux de Rimouski. Ces nouveaux commercants devront offrir des prix compétitfs. Une deuxième condition, encore plus aléatoire, est envisagée. Elle concerne la formation d'une coopérative de camionnage pour transporter les marchandises de partout au Québec vers Sept-Îles, afin de réduire les coûts du tansport routier. Mais surtout, Québec doit s'engager à maintenir intégralement sa subvention annuelle de 5 millions de dollars.L'étude conclut que s'il est impossible de réunir ces conditions, notamment en ce qui a trait aux coûts totaux des produits, il serait alors préférable de maintenir le statu quo.Par contre, le document préparé par la firme Roche Maloney Desmeules, estime que l'établissement de la desserte à Sept-Îles aurait des avantages pour la Basse Côte. Elle entraînerait la réduction des délais d'expédition et assurerait une meilleure fraîcheur des produits périssable. Le navire pourrait aussi effectuer plus d'un voyage par semaine, ce qui donnerait un meilleur service en saison touristique. Avantage aussi pour l'armateur du Nordik-Express, qui verrait ses coût d'opération diminuer de 200 000 $ par saison.

L'option Côte-Nord du CRD ne fait cependant pas l'unanimité : les résidents de la région de Blanc-Sablon privilégient plutôt un bateau basé à Montréal, afin de réduire les coûts d'approvisionnement.

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Retour de la morue?
Mise à jour le jeudi 2 octobre 2003, 17 h 01 .

Même si les relevés effectués en août par Pêches et Océans dans le nord du golfe indiquent un redressement de la population de morues, les biologistes du ministère demeurent très prudents et refusent de parler d'un rétablissement des stocks.

Selon les relevés de la mission scientifique de Pêches et Océans Canada, le nombre de morues est passé de 10 000 à 50 000 tonnes dans le nord du golfe du Saint-Laurent. Il s'agit d'une hausse de 500 %.

La morue repérée est d'environ 45 centimètres, à la limite de la taille commerciale. D'après le biologiste responsable de l'évaluation des stocks du nord du golfe, Alain Fréchette, les morues sont en bonne condition.

La population recensée est surtout concentrée au large de Terre-Neuve et se fait plus rare sur la Basse-Côte-Nord. « Ce groupe de poissons a atteint l'âge de quatre ans, ce qui est déjà beau et il y a eu de la croissance, donc en terme de poids et de biomasse, elle commence à être intéressante pour le stock », observe Alain Fréchette de Pêches et Océans Canada.

Prudence Toutefois, les biologistes de Pêches et Océans demeurent très prudents. Si la mission scientifique indique une très forte augmentation du nombre de morue dans le nord du golfe, les relevés de la pêche sentinelle de juillet démontrent une hausse de 16 % seulement.

Les biologistes refusent de s'enthousiasmer comme en 1991où une hausse avait aussi été enregistrée. Les biologistes attendront d'analyser d'autres indices avant de tirer des conclusions définitives.

Quant au sud du golfe, la mission scientifique vient à peine de se terminer et les résultats seront connus un plus tard.

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Rencontre entre les pêcheurs et les scientifiques
Mise à jour le mercredi 22 octobre 2003, 16 h 46

Une quinzaine de pêcheurs de la Basse-Côte-Nord ont discuté cette semaine des derniers résultats de la pêche sentinelle de cette année avec les scientifiques de l'Institut Maurice-Lamontagne.

Avec le moratoire sur la morue, imposé l'an dernier pour une période indéterminée, ces résultats étaient très attendus. Les pêcheurs ont appris que le stock de morue s'est amélioré de 16 %, comparativement à l'an dernier. Les relevés indiquent aussi que des morues, suivies depuis 3 ans, ont atteint la taille de 45 centimètres.

Les engins de pêche employés en Basse-Côte-Nord permettent la pêche de morues de 60 centimètres, ce qui est la taille de morues beaucoup plus âgées. «  On parle de poissons de 6 ans, 7 ans et plus alors que ce groupe-ci, on s'attend à des poissons d'environ 4 ans.  », observe le biologiste Alain Fréchette de l'Institut Maurice-Lamontagne.

D'autres résultats
Pour les pêcheurs, les résultats de cette pêche sentinelle sont réconfortants, mais sans plus. «  Malgré l'aspect préliminaire des données, on ne voit pas de déclin additionnel donc de ce côté-là, ça nous fait espérer que les choses s'améliorent, mais à quel rythme? On n'a pas assez d'informations pour pouvoir conclure quoi que ce soit.  », commente Paul Nadeau de l'Association de pêcheurs de la Basse-Côte-Nord.

D'autres résultats sont connus au cours de l'hiver avant que les scientifiques émettent leurs recommandations émises à Pêches et Océans. La pêche sentinelle étudiée a été effectuée par une vingtaine de pêcheurs de la Basse-Côte-Nord, en juillet dernier.
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Concurrence pour la desserte aérienne de la Basse-Côte-Nord
Mise à jour le samedi 25 octobre 2003, 11 h 30

Depuis quelques jours, la compagnie Québécair Express dessert les petits villages de la Basse-Côte-Nord, ce qu'on appelle la desserte aérienne secondaire. Elle fait donc maintenant concurrence à Air Labrador.

Déjà présente à Blanc-Sablon, Saint-Augustin et Chevery, la compagnie Québécair Express se rend maintenant, une fois par jour en semaine, à La Tabatière, La Romaine et Tête-à-la-Baleine.

Un appareil d'Air Mécatina est utilisé

Mais les deux avions de Québécair Express sont trop gros et ne peuvent pas s'y poser, à cause des courtes pistes d'atterrissage en gravier. Pour offrir le service, Québécair Express s'est donc entendue avec une autre compagnie locale, Air Mécatina, et avec les Montagnais de La Romaine. C'est un appareil d'Air Mécatina, de type Highlander à huit passagers, qui est utilisé.

Guy Marcoux, président de Québécair Express, précise que les envolées sont des nolisés qu'Air Mécatina fait pour nous. Nous, la seule chose qu'on leur demande, c'est d'aller chercher nos passagers et de nous les ramener.

Une entente avec le conseil de bande est conclue

Air Mécatina rendra disponible un autre appareil, un Navajo, de huit passagers, à la mi-novembre. Cet avion sera basé à La Romaine, car Québécair Express a une entente avec le conseil de bande des Montagnais. Guy Marcoux souligne que l'entreprise s'est engagée à rendre disponible, en tout temps, un avion à La Romaine. « Les gens de la communauté doivent privilégier Québécair Express pour leurs déplacements vers l'extérieur de la Basse-Côte », affirme le président, avant qu'eux-mêmes aient éventuellement leur propre service aérien.

Le nombre de passagers est évalué à 15 000 annuellement

Guy Marcoux évalue à 15 000 le nombre annuel de passagers provenant de la Basse-Côte-Nord. Québécair Express s'étend aussi à la Minganie. Après Natashquan, des discussions sont en cours avec Havre-Saint-Pierre, qui cherche un transporteur régulier pour son aéroport, sous-utilisé.

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Pacte pour améliorer les routes 389 et 500
Mise à jour le mardi 28 octobre 2003, 13 h 12

Les MRC de Manicouagan, de Caniapiscau et des municipalités du Labrador réclament que Québec, Ottawa et Terre-Neuve forment un comité d'experts pour analyser les avantages et les coûts des travaux pour améliorer ce nouveau tracé routier.

Lorsqu'elle sera terminée, dans deux ans, la route partira de Baie-Comeau, passera par Fermont au Québec, Goose-Bay au Labrador et reliera l'île de Terre-Neuve par le traversier de Blanc-Sablon.

Au Québec, il faudrait au moins 140 millions pour rendre la route 389 moins dangereuse tandis qu'au Labrador, plusieurs réclament que la route 500 soit asphaltée.

Outil de développement
Conseiller municipal à Labrador City, Peter Reccord, affirme que les gouvernements doivent mettre en place les infrastructures nécessaires pour développer le secteur minier comme Vosey's Bay, le tourisme d'aventure et le projet hydro-électrique du Bas-Churchill. «  C'est une responsabilité gouvernementale de créer un climat favorable et de mettre en place les infrastructures pour attirer des industries.  », soutient Peter Reccord.

Les maires estiment que les 30 000 résidants de cette région ont droit aux mêmes égards que ceux de populations similaires ailleurs au pays. «  Le Yukon puis les Territoires du nord-ouest se sont développés parce qu'il y avait une route.  », note le préfet de la MRC Manicouagan, George-Henri Gagné.

Actuellement, le trajet qui relie Montréal à Saint-Jean Terre-Neuve dure quatre jours et passe par les provinces maritimes. La coalition Québec-Labrador estime que si la route Québec-Labrador était plus accessible, le trajet durerait trois jours.


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La Côte-Nord se prépare au regroupement des établissements de santé
Mise à jour le jeudi 20 novembre 2003, 10 h 44

Bien que les modalités du regroupement des établissements de santé soient encore à définir, la directrice de la Régie régionale de la Côte-Nord, Nicole Demers, croit que l'étendue de la région impose un modèle pour l'organisation des services de santé.

La direction de la régie estime que les centres de santé de la Haute-Côte-Nord, de la Minganie, de l'Hématite et de la Basse-Côte-Nord devraient rester autonomes.

Dans la région, les grands regroupements se feront entre les hôpitaux et le CLSC de Sept-Îles d'un côté et de l'autre, entre les établissements de Baie-Comeau.

Toutefois, Nicole Demers constate qu'il faudra s'assurer que les hôpitaux respectent leur mandat régional dans les endroits où les centres de santé ne seront pas affiliés. « Ce qui va être compliqué pour nous, ça va être de définir la façon dont le centre hospitalier va être en interrelation avec les territoires où il n'est pas présent physiquement. La façon dont c'est prévu dans le projet de loi, c'est de faire des ententes de services », explique la directrice de la régie.

Peu d'impacts dans la région
Quant à l'abolition des régies régionales, elle devrait avoir un impact plutôt relatif dans la région. L'allocation des budgets, la santé publique et d'autres mandats demeureront régionaux, ce qui fait que la majorité des employés actuels devraient demeurer en poste.

Nicole Demers ajoute que malgré toutes les réformes à venir, la régie aura le temps de défendre d'autres dossiers.

Ainsi, les représentants des régions éloignées continuent de se rencontrer pour convaincre Québec de l'iniquité d'un financement fondé sur la population, souligne Nicole Demers. « Toutes les régions éloignées sont considérées comme riches, donc il y a un problème dans la méthode. Ça veut dire qu'elle n'est pas suffisamment fine pour aller chercher les particularités des régions éloignées », estime la directrice de la régie.


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Sortie publique contre l'abolition des régies régionales de la santé
Mise à jour le vendredi 5 décembre 2003, 17 h 29

Le président du Centre de santé de la Basse-Côte-Nord, Dan Mauger, se demande quel pouvoir décisionnel les régions auront à l'avenir avec le remplacement des régies régionales de la santé par des agences mandatées pour regrouper les établissements de santé.

Dan Mauger a fait ces commentaires à la suite du sondage sur la santé, réalisé pour le compte de Radio-Canada CBSI Côte-Nord. La dernière partie de ce sondage démontrait clairement le scepticisme des Nord-Côtiers face aux réformes proposées par le nouveau gouvernement libéral.

Quatre répondants sur dix estiment que le gouvernement libéral ne parviendra pas à améliorer significativement le système de santé. Ancien président de la Régie régionale de la santé, Dan Mauger, se montre sévère à l'endroit du ministre de la Santé, Philippe Couillard, qui veut remplacer les régies par des agences.

« Ce n'est pas le coup le plus réussi de M. Couillard. Je suis désolé qu'il se soit enfargé , une fois de plus, dans la s tructurite . Nous avons besoin d'un levier régional capable de parler au nom des établissements », juge Dan Mauger.

Regroupement de programmes
Plutôt favorable aux regroupements d'établissements, qui devraient simplifier la structure pour les patients, Dan Mauger souhaite aussi des regroupements de programmes et de services : « Prenons un exemple, santé mentale, l'aide aux personnes âgées. Que nous soyons pas obligés de faire appel à deux, trois établissements. »

Le président du Centre de santé de la Basse-Côte-Nord est du même avis que la majorité des répondants au sondage qui estiment que la réforme du ministre Couillard devra s'accompagner d'injection d'argent.

Il ajoute que les gestionnaires du domaine de la santé ont bien du mérite pour réussir à passer à travers de nombreux changements : « Ça fait au moins dix ans que nous sommes en perpétuelle effervescence, en perpétuelle tourmente, en réforme de ci, en réforme de ça. »

Dan Mauger conclut en lançant un appel aux hôpitaux de Sept-Îles et de Baie-Comeau qui devront davantage penser régionalement plutôt que localement.

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Améliorer les services pour les femmes enceintes des régions isolées
Mise à jour le mercredi 10 décembre 2003, 14 h 21

La Direction de la santé publique de la Côte-Nord tentera de trouver des manières d'améliorer les services destinés aux femmes enceintes des secteurs isolés, souvent obligées de se déplacer en ville pour accoucher de leur bébé.

Selon les résultats du sondage publié la semaine dernière par Radio-Canada, jusqu'à trois femmes sur quatre de la Basse-Côte-Nord, de la Minganie et de Fermont jugent qu'elles ne peuvent accoucher auprès des leurs dans un environnement sécuritaire. Pour des raisons de sécurité, les centres de santé de Blanc-Sablon, Havre-Saint-Pierre et Fermont ne pratiquent plus d'accouchement.

Depuis, chaque année, une centaine de femmes doivent se rendre accoucher au centre hospitalier de Sept-Îles, souvent situé à plus de trois heures de route ou d'avion de leur résidence. « Si on regarde ça du point de vue humain, ces dames sont quand même loin de leur famille pendant trois semaines, quatre semaines avant l'accouchement, privées de la présence de leur mari », souligne le directeur de la Santé publique, Raynald Cloutier.

Le médecin estime qu'en l'absence d'un soutien familial, la mère est pénalisée. « C'est un événement heureux, très chargé émotivement. Si on commence à briser cet environnement, puis c'est un peu ça que le sondage fait ressortir, il y a une insécurité qui se vit », fait valoir Raynald Cloutier.

Le directeur de la santé publique a l'intention de consulter les femmes concernées afin de rendre les accouchements plus rassurants. Le médecin pense qu'il faut améliorer l'accueil à Sept-Îles, un peu comme les Montagnais le font avec leur réseau communautaire. Il est convaincu qu'il ne faut plus que les femmes accouchent seules. Le docteur Raynald Cloutier reconnaît qu'il faudra peut-être payer le billet d'avion du conjoint ou d'un autre membre de la famille.

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Aide supplémentaire aux pêcheurs
Mise à jour le lundi 22 décembre 2003, 15 h 19

La ministre québécoise des Pêcheries, Françoise Gauthier, accorde une aide supplémentaire aux entreprises touchées par la crise dans l'industrie du poisson de fond, et aux crabiers de la Côte-Nord et de la Basse-Côte-Nord.

Le programme vise à aider les entreprises à assumer les coûts d'hivernage des bateaux de pêche pour l'année 2003.

L'appui financier est proposé sous forme de subvention ou de réduction des coûts applicables à la mise à l'eau, à l'hivernage et au halage des bateaux.

Le ministère estime que près de 250 pêcheurs des régions maritimes se prévaudront de cette offre.

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Transboréal express convoite la desserte de la Basse-Côte-Nord
Mise à jour le vendredi 9 janvier 2004, 10 h 29

Pour remplacer le service du Relais-Nordik, Transboréal express, de Blanc-Sablon, projette de desservir la Basse-Côte-Nord avec un bateau de croisière qui partirait de Québec.

Cette semaine, le conseil des maires de la Basse-Côte-Nord a entériné le projet de desserte maritime proposé par Transboréal express. En puisant dans le budget du plan de relance de la Basse-Côte-Nord, les maires payeront un montant de 100 000 $ afin de terminer l'étude de faisabilité du projet.

La région est insatisfaite du service de Relais-Nordik. « On veut avoir en Basse-Côte un meilleur service pour la desserte maritime pour le cargo et pour les passagers », fait valoir le maire de Gros Mécatina, Brian Evans.

Le promoteur, Roger Dumas, de Blanc-Sablon, qui met temporairement en veilleuse son projet de Croisières transboréales, travaillera d'abord à améliorer le service maritime de la Basse-Côte.

Pour le même prix
La compagnie envisage d'offrir le service avec un vrai navire de croisière de 123 mètres de long, capable d'accueillir une cinquantaine de véhicules et 500 passagers, dont 350 en cabines.

Roger Dumas est convaincu qu'il peut offrir ce service, avec la même subvention que Québec accorde à Relais-Nordik, soit 5,2 millions de dollars par année. « On peut leur donner beaucoup plus puis avoir une saison de transport beaucoup plus longue aussi pour le même coût », assure le promoteur.

Le navire serait rattaché au port de Québec et pourrait faire l'aller-retour vers Blanc-Sablon en sept jours.


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L'idée d'un lien fixe entre Terre-Neuve et le continent est relancée
Mise à jour le mardi 20 janvier 2004, 16 h 23

Ottawa et le gouvernement de Terre-Neuve-et-Labrador entreprennent une étude de faisabilité pour relier l'île au continent nord-américain.

L'étude, qui coûtera 350 000 $ aux contribuables canadiens, doit évaluer les avantages économiques de construire un tunnel ou un pont entre Terre-Neuve et la côte du Labrador.

Le premier ministre de Terre-Neuve-et-Labrador, Danny Williams, a admis que la possibilité de relier l'île au reste du continent est un projet ambitieux vu le contexte de restriction budgétaire, mais qu'il serait selon lui rentable à long terme.

Danny Williams estime qu'un lien fixe permettrait de créer de l'emploi et d'améliorer l'économie de Terre-Neuve.

Ce point de vue trouve un écho au Québec.

« Ça va amener le tourisme, la communication et ça va être meilleur pour l'aquaculture. La Basse Côte-Nord, c'est un centre minier, mais personne ne veut investir parce qu'il n'y a pas de route », a souligné le maire de la petite communauté isolée de Blanc-Sablon, Alexandre Dumas.

Plusieurs concepts seront étudiés ainsi que divers emplacements dans le détroit de Belle Isle, qui est d'une largeur d'environ 25 kilomètres. L'étude sera effectuée à l'Université Memorial et elle sera financée à 80 % par l'Agence de promotion économique du Canada atlantique. L'agence estime qu'il y aurait un avantage économique à faciliter les échanges commerciaux entre les deux régions.

L'idée n'est pas nouvelle puisque Joey Smallwood, un ancien premier ministre de Terre-Neuve, avait lancé le concept il y a 40 ans.

Même si le projet n'en est qu'au stade embryonnaire, il est déjà qualifié de farfelu par certains politiciens et experts.

Le problème, c'est que la construction d'un tunnel ou d'un pont pour relier Terre-Neuve au Labrador coûterait au bas mot un milliard de dollars. S'ajoute à cela un investissement d'au moins 400 millions de dollars pour construire plus de 400 kilomètres de route pour relier la Basse Côte-Nord au reste du réseau routier du Québec. C'est pourquoi plusieurs experts et critiques, comme l'opposition libérale de Terre-Neuve-et-Labrador, estiment que ce projet est une perte de temps et d'argent.

Rappelons que même si 3,5 millions de voitures et camions empruntent chaque année le tunnel qui relie la France et l'Angleterre, la dette cumulée de ce projet s'élève à presque 20 millions de dollars canadiens.

Les recommandations au sujet du projet terre-neuvien seront connues cet été.


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Aide renouvelée pour les petites communautés de pêcheurs
Mise à jour le mercredi 21 janvier 2004, 15 h 30

Pour soutenir les petites communautés de pêcheurs de la Basse-Côte-nord, touchées par le moratoire sur la pêche au poisson de fond, Développement économique Canada annonce qu'elle reconduira son programme d'emplois temporaires.

Le bureau régional de Développement économique Canada a même créé un programme spécial pour la Basse-Côte. « C'est sûr qu'en 2003, c'était une crise, il fallait réagir rapidement. En 2004, la situation ne devrait pas sensiblement changer. Donc, on aura au moins 300 personnes, on peut le prévoir », indique Mario Riopel de Développement économique Canada.

L'an dernier, la moitié des emplois sont allés à Bonne-Espérance, en raison du double moratoire sur la morue et le crabe. À court terme, les moratoires sur la morue et le crabe qui paralysent les usines de la région risquent de ne pas être levés en 2004.

Le maire, Lionel Roberts, espère que l'intervention gouvernementale permettra de compléter certains travaux, mais surtout d'entraîner la création d'emplois durables. C'est ce que voudrait aussi Développement économique Canada, qui, selon Mario Riopel, prépare de nouveaux créneaux de développement à partir des sept consultations locales menées depuis juin dernier dans les communautés ciblées.

À l'été 2003, 2,3 millions de dollars ont été investis dans les communautés de la Bassa-Côte-Nord grâce au programme de Développement économique Canada.

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Deux populations de morue pourraient être désignées comme espèce en péril
Mise à jour le lundi 26 janvier 2004, 11 h 32

Un comité d'évaluation recommande au ministre de l'Environnement du Canada d'inscrire deux populations de morue sur la liste officielle des espèces en péril au pays.

Le monde des pêches n'a pas prêté beaucoup attention à l'entrée en vigueur de la Loi canadienne sur les espèces en péril en juin 2003. Ils auraient dû puisque la loi ne s'intéresse pas qu'aux balaines, aux oiseaux et aux plantes, mais aussi aux espèces aquatiques comme les poissons et les mollusques.

Ainsi, le Conseil canadien sur la conservation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) qualifie dans son rapport de décembre la morue du nord de Terre-Neuve comme étant en voie de disparition et celle du nord du golfe du Saint-Laurent comme menacée d'extinction. L'état de la morue du sud du golfe est qualifié de préoccupant.

En vertu de cette nouvelle loi, le ministre responsable doit inscrire ces espèces sur la liste officielle des espèces en péril au Canada.

La loi aura des conséquences directes sur la gestion des pêches selon le coordonnateur du programme au Québec, Richard Bailey : « Il y a une interdiction à quiconque de toucher ou de tuer un individu puis de détruire sa résidence donc en principe, il n'y a aucun pêcheur, aucune personne qui a le droit de tuer un poisson ou un individu de cette espèce au Canada. »

Des sessions d'information au sujet de la mise en application de la loi auront lieu au Québec et dans l'Atlantique dans les prochaines semaines.

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Sauvés après être demeurés 21 heures dans une auto enfouie sous la neige
Mise à jour le jeudi 29 janvier 2004, 12 h 11

Il était moins une lorsque les secouristes sont finalement venus à la rescousse de Sylvio Morency et de son amie, Lise Lepage, tous deux prisonniers de leur voiture enterrée sous deux mètres de neige sur la route entre Blanc-Sablon, au Québec et Red Bay, au Labrador.

C'est vers 1h du matin en revenant d'une visite à Red Bay que le couple de Blanc-Sablon affronte un blizzard dont les rafales de 100 kilomètres à l'heure réduisent la visibilité à néant et rendent la conduite difficile, voire dangereuse.

Pourtant, Sylvio Morency avait pris soin de consulter les prévisions météorologiques avant de se rendre à Red Bay situé à 90 kilomètres de Blanc-Sablon. Bientôt, l'auto s'enlise dans la neige près de l'Anse-au Clair, un petit village du Labrador, à plusieurs kilomètres de toute activité humaine.

Sylvio Morency et sa copine ont une décision à prendre. Doivent-ils demeurer dans la voiture ou prendre le risque de marcher jusqu'à l'Anse-au-Clair? « Il faisait bien noir puis là où on était, ça tourbillonnait. Je dis à ma blonde, ça n'a pas de bon sens, parce qu'elle n'était pas habillée, puis moi non plus. Je dis, on peut prendre une chance de se rendre à l'Anse-au-Clair ou on reste dans l'auto », raconte Sylvio Morency.

Ils prennent la décision de demeurer dans la voiture, mais au petit matin, ils doivent couper le moteur. Compacte, la neige a enseveli le véhicule et l'odeur d'essence est devenue inquiétante.

Ingénieux, Sylvio Morency et Lise Lepage déchirent le tissu des sièges du véhicule et improvisent vestes et chaussures pour se protéger du froid. « J'ai défait le devant du char pour avoir du matériel pour nous réchauffer, parce que moi j'étais tout mouillé, puis ma copine aussi », explique M.Morency.

Lise Lepage a alors l'idée de joindre les tiges de métal des sièges et d'en faire une sorte de piquet sur lequel le couple ajoute un fanion. Ils poussent la tige à travers la neige pour tenter d'attirer l'attention.

Entre-temps, un parent, inquiet de leur absence, avait déjà averti les autorités et une trentaine de personnes s'étaient mises à leur recherche. L'une d'elles aperçoit la tige de métal qui sortait de la neige.

Il était temps. Après 21 heures sous la neige, l'oxygène commençait à manquer dans la voiture. Sylvio Morency a bien cru qu'ils allaient y rester : « Ils m'ont dit quand ils l'ont trouvé qu'il restait à peu près un pied qui sortait de la neige. »

Le couple n'a aucunement souffert physiquement de son expérience, mais était heureux de retrouver le confort d'un feu de foyer, un bon repas et avait un besoin évident d'une bonne nuit de sommeil au chaud.

Sylvio Morency jure de ne plus jamais sortir l'hiver sans précautions.


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Le siège social de la commission scolaire du Littoral restera à Sept-Iles
Mise à jour le vendredi 13 février 2004, 17 h 01

Le ministre de l'Éducation Pierre Reid renverse une décision rendue par l'ancien ministre François Legault, et annule le déménagement du siège social de la commission scolaire du Littoral de Sept-Iles vers Blanc-Sablon.

La commission scolaire du Littoral administre 13 écoles de la Basse-Côte-Nord, et son siège social est à Sept-Iles, à des centaines de kilomètres du territoire desservi. Les élus de la Basse-Côte tentent depuis de nombreuses années d'obtenir le transfert du siège social dans leur région.

Après quelques rapports favorables, le ministre de l'Éducation, Pierre Reid, leur dit non et maintient le statu quo. Le ministre évoque les coûts élevés engendrés par un déménagement à Blanc-Sablon, des coûts qui s'avèrent prohibitifs dans le contexte budgétaire actuel.

Il en coûterait au moins 12 millions de dollars pour aménager un nouveau centre administratif, loger les employés et payer les salaires du personnel qui ne veut pas déménager à Blanc-Sablon. En effet, la quinzaine de membres du personnel, protégés par leur sécurité d'emploi, refusent de quitter Sept-Iles.

Des réactions partagées
Le Syndicat de l'enseignement du fer, qui représente les employés, se réjouit de la décision du ministre Pierre Reid de maintenir le siège social de la commission scolaire du Littoral à Sept-Iles.

Le maire de Blanc-Sablon, Alexandre Dumas, se dit pour sa part très déçu, mais il n'abandonne pas. « Nous allons reprendre le dossier. Je n'accepte pas une décision semblable, pas plus que la manière de prendre la décision. »

Avec la baisse démographique et un important roulement du personnel enseignant en Basse-Côte-Nord, le ministre Reid préfère plutôt investir pour préserver l'accessibilité et la qualité des services éducatifs. Aucun montant d'argent n'est cependant prévu pour l'instant.

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Dépôt du plan de transport : déception régionale
Mise à jour le mardi 17 février 2004, 15 h 19

Attendu depuis plus d'un an, le plan de transport du Québec ne répond pas aux attentes de certains milieux nord-cotiers.

Ainsi, le président de la Société d'un pont sur le Saguenay, Pierre Breton, déplore que la construction du pont ne soit pas évoquée dans le plan de Québec, même dans un horizon de plus de dix ans.

Pierre Breton critique le ministère qui mise essentiellement sur l'amélioration des services maritimes. « Il faut voir que la Côte-Nord et le Labrador représentent quand même un territoire plus vaste que la France dans lequel on a des investissements connus ou prévisibles de plus de 30 milliards de dollars », fait valoir M. Breton. « Ce n'est pas une petite île perdue, ce n'est pas une île non plus », ajoute Guy Breton, qui observe que « c'est une partie du continent qui a besoin de se développer, qui a besoin d'un réseau routier. »

Le plan de transport n'évoque pas non plus la construction d'une route entre Natashquan et Blanc-Sablon où une quinzaine de localités sont toujours sans lien routier. Par contre, le ministère propose de relier Natashquan à Kegaska d'un côté, et de relier les villages de Chevery à La Tabatière de l'autre.

L'adjoint-administrateur de la municipalité de la Côte-Nord-Golfe-Saint-Laurent, Dan Mauger, se réjouit de voir que certains villages seront désenclavés : « Dans notre partie de côte, c'est toujours quelque chose qui a été mis de l'avant, le désenclavement par communautés de village. » Toutefois, l'échéancier de cinq à dix ans, prévu par le ministère pour d'éventuels travaux, est moins apprécié par l'administrateur qui aurait préféré un engagement plus rapide.

Parmi les autres sujets soulevés par le plan de transport, le ministère écarte la construction d'une route entre SM-3 et Relais Gabriel sur la route 389. Québec préfère plutôt modifier les segments de route jugés dangereux.

Québec se propose aussi d'améliorer la desserte maritime de la Basse-Côte-Nord et d'investir dans la route de motoneige, mais toujours dans la limite des budgets disponibles.

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70 hockeyeurs prisonniers d'un aréna à Blanc-Sablon
Le mardi 27 janvier 2004

Fait inusité: 70 joueurs de hockey demeurent prisonniers de l'aréna de Blanc-Sablon, à l'extrémité est de la Basse-Côte-Nord, depuis dimanche soir.

Le Journal de Montréal indique que c'est en raison d'un fort blizzard, qui s'est levé au moment où un tournoi de hockey prenait fin, que le départ du bâtiment s'est révélé impossible. Lundi après-midi, les vents atteignaient 120 kilomètres/heure.

Des problèmes d'approvisionnement en nourriture pourraient survenir bientôt si la situation ne s'améliore pas et il pourrait être envisagé de demander l'aide de l'armée canadienne pour ravitailler l'endroit.

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Desserte maritime de la Basse-Côte-Nord : aucune décision n'est arrêtée
Mise à jour le vendredi 27 février 2004, 17 h 36

Le ministère des Transports revient sur sa décision de prolonger d'un an le contrat pour la desserte maritime de la Basse-Côte-Nord. Le ministère se prononcera à la mi-mars, après avoir pris connaissance d'une étude commandée par les maires de la Basse-Côte-Nord.

Le contrat pour la desserte maritime arrive à échéance en mars 2005. Il est actuellement détenu par la compagnie Relais Nordik, qui l'exploite à partir de Rimouski. Les élus de la Basse-Côte-Nord s'opposent à une nouvelle prolongation de ce contrat et réclament un appel d'offres public.

« On ne peut pas savoir pourquoi c'est nécessaire de prendre une autre année d'extension, parce que ça déjà été fait deux fois au cours 10 dernières années. On veut que cette fois ça passe par soumissions publiques », soutient Brian Evans, porte-parole des maires de la Côte-Nord.

L'étude commandée par les maires vise à déterminer comment améliorer les services de la desserte maritime. Les élus réclament de meilleurs services et aimeraient que la compagnie Croisières Transboréales, de Blanc-Sablon, obtienne le contrat de la desserte. « Plus de capacité pour le cargo, pour des passagers, pour les véhicules. Des tarifs réduits, et ça prend un bateau plus gros », estime M.Brian.

Le promoteur de Croisières Transboréales, Roger Dumas, serait en train de négocier l'achat d'un navire en Scandinavie, qui pourrait être prêt à naviguer au début de 2005, à temps pour le prochain contrat.

Rimouski surveille
Les gens d'affaires de la région de Rimouski et la Ville restent vigilants dans le dossier de la desserte de la Basse-Côte-Nord. Ce service procure un chiffre d'affaires de plus de 20 millions de dollars par année aux commerces du Bas-Saint-Laurent.

Le maire de Rimouski, Michel Tremblay estime que la desserte à partir du port de Rimouski-Est est profitable à la population de la Basse-Côte-Nord qui bénéficie ainsi de produits de consommation moins coûteux. Michel Tremblay dit même que la population ne doit pas être prisonnière d'un seul côté de la rive. « C'est une question de liberté, une question de choix. Alors, la population de la Basse-Côte-Nord doit avoir accès à des marchés commerciaux tant du Nord que du Sud pour qu'il y ait une espèce de rivalité, une saine concurrence entre les deux », fait valoir M. Tremblay.

Le milieu rimouskois est aussi sceptique face au dossier de la firme Croisières Transboréales, de Blanc-Sablon. Le maire Tremblay estime que ces promoteurs sont avant tout des gens qui visent à implanter un service de traversier, et qui veulent profiter des retombées de la desserte pour faire avancer leur projet.


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Le Nordik Express reprendra bientôt du service
Mise à jour le dimanche 28 mars 2004, 17 h 51

Le NM Nordik Express entreprendra une nouvelle saison de navigation vers les villages de la Moyenne et de la Basse-Côte-Nord, le mardi 6 avril. En conséquence, le transporteur ouvrira ses entrepôts de Rimouski, Sept-Îles, Havre-Saint-Pierre, Natashquan et Blanc-Sablon, dès lundi.

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Air Labrador s'installe à Sept-Îles
Mise à jour le jeudi 1 avril 2004, 15 h 02

Le directeur général d'Air Labrador, Gilles Filliatreault, admet qu'Air Labrador s'installe à Sept-Îles en vue de la réorganisation des liaisons aériennes qui s'annonce.

Selon le grand patron d'Air Labrador, d'importants changements nationaux et régionaux devraient se produire sous peu. « D'ici deux semaines, on devrait savoir qu'est-ce qui va se passer avec nos collègues d'Air Canada. Et, effectivement, est-ce qu'ils vont procéder une restructuration importante? Moi, je crois que oui », analyse Gilles Filliatreault.

Dès lundi, Air Labrador offrira un vol vers Québec et les voyageurs pourront prendre un vol vers Montréal dès 19 avril prochain. Ces nouvelles lignes aériennes s'inscrivent dans la première phase du plan d'expansion d'Air Labrador au Québec.

Le transporteur désire, entre autres, répondre aux besoins des gens d'affaires pour leurs déplacements entre la Côte-Nord et Wabush. « Nous avons fait un service qui part de Terre-Neuve, par le Labrador, Goose Bay et Wabush jusqu'à Sept-Îles qui va alimenter notre réseau sur Québec et Montréal », précise Gilles Filliatreault. Ce dernier signale que l'entente d'Air Labrador avec le centre de santé de Blanc-Sablon permet de relier la Basse-Côte-Nord à Sept-Îles et aux grands centres.

Créée en 1948, l'entreprise Air Labrador occupe une part importante du marché dans le transport de passagers, de courrier et de marchandises à Terre-Neuve et au Labrador. Le transporteur aérien vient de faire l'acquisition d'un dixième appareil pour offrir ses nouvelles liaisons aériennes vers Québec et Montréal.


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Dissension entre scientifiques et pêcheurs
Mise à jour le jeudi 8 avril 2004, 17 h 39

Lors des consultations publiques sur l'état des stocks de poisson de fond dans le nord du golfe du Saint-Laurent, qui se sont terminées jeudi à Blanc-Sablon, les scientifiques ont recommandé la plus grande prudence dans la pêche à la morue alors que les pêcheurs de la Basse-Côte-Nord ont réclamé la levée du moratoire imposé l'an dernier.

L'imposition, l'an dernier, d'un moratoire sur la pêche à la morue du nord du golfe, a fait mal aux 200 pêcheurs de la Basse-Côte-Nord, aussi aux prises par une importante diminution de leurs quotas de crabe.

Pour cette année, les scientifiques estiment que si elle est autorisée, le quota de pêche ne devrait pas dépasser 2200 tonnes de morues, pour ne pas nuire au renouvellement de la population. Jean-Richard Joncas, de l'Association des pêcheurs polyvalents, n'est pas d'accord et réclame un quota de 7000 tonnes. « Pour nous, 7000 tonnes équivalent à une pêche expérimentale et nous croyons que la biomasse est sous-évaluée », juge Jean-Richard Joncas qui croit que les scientifiques font fausse route.

Paul Nadeau, de l'Association des pêcheurs de la Basse-Côte-Nord, qui dévoilera sa proposition la semaine prochaine, est plus nuancé : « On ne voudrait pas répéter les erreurs du passé et rouvrir une pêche à un trop haut niveau, puis se retrouver avec des problèmes vraiment à long terme. »

Les pêcheurs ne comprennent pas non plus pourquoi le gouvernement octroie un quota de 15 000 tonnes au sud de Terre-Neuve. Ils pensent que les deux stocks de morues se mélangent, ce que ne montrent pas les relevés scientifiques.

Le Conseil pour la conservation des ressources halieutiques fera ses recommandations au ministre d'ici la fin du mois.

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Environ 3 ans de travaux et 2,2 milions pour les réservoirs d'essence de la Basse-Côte
Mise à jour le jeudi 15 avril 2004, 16 h 40

La Fiducie pour l'approvisionnement en hydrocarbures des municipalités de la Moyenne et Basse-Côte-Nord reçoit 2,2 millions de dollars du ministère des Ressources naturelles pour rendre conforme aux normes les 17 dépôts à carburant de 7 villages.

La fiducie d'utilité privée a été créée en 1994 pour assurer la pérennité des installations après le départ d'Ultramar. L'inspection et le remplacement des réservoirs à essence et diesel apporteront des retombées locales estimées à 1 million de dollars trois ans.

Selon le porte-parole, Paul Pichette, la dernière inspection en profondeur date de 1996 : « Tous nos dépôts sont en bordure du golfe du Saint-Laurent. Il n'y a pas de chance à prendre, puis une inspection à fond aux 10 ans est dans les normes par rapport à ces réservoirs. »

La fiducie profitera de la rénovation du quai de Blanc-Sablon pour remplacer le pipeline qui pompe la moitié des 10 millions de litres de carburant utilisés chaque année en Basse-Côte. « On a des installations temporaires qui assurent en permanence l'approvisionnement du village, puis on va réinstaller un nouveau pipeline. Alors cette année, c'est le remplacement du pipeline de Blanc-Sablon », explique Paul Pichette.

L'inspection des 17 réservoirs se fera en 2005 et 2006. Pour permettre aux tuyauteurs et chaudronniers d'inspecter les parois et le fond des cuves, il faudra dégazer les réservoirs, après le transfert du carburant. Le porte-parole de la fiducie évalue que les retombées des sommes investies par le ministère des Ressources naturelles seront importantes pour les petites communautés : « Les travailleurs non spécialisés, l'hébergement, ça va être là, également, le transport local ça va être là. Alors, on peut s'approcher beaucoup des 50 %. »

La fiducie ira en appel d'offres pour remplacer les réservoirs attaqués par une corrosion avancée.

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Québecair-Express : confiance en l'avenir malgré les problèmes financiers
Mise à jour le lundi 19 avril 2004, 14 h 30

Selon un des propriétaires, la survie de Québecair Express n'est pas menacée par le fait que l'entreprise ait dû, il y a une dizaine de jours, demandé la protection de la Loi sur les arrangements avec les créanciers.

Selon le principal actionnaire de l'entreprise, Jean-Paul Fafard, Québecair-Express est même sur le chemin de la rentabilité. D'après ce dernier, l'entreprise possède un inventaire estimé à 1,5 million dollars en pièces de remplacement et trois appareils SAAB.

Jean-Paul Fafard juge que les appareils font partie des actifs de l'entreprise et non de ses créances. « On conteste certain, parce qu'ils ont calculé les avions. Les avions sont loués avec option d'achat. Il y a au-dessus de 6 millions, là, qui est pour les avions », explique M. Fafard. Il évalue le déficit de la première année à 3 millions de dollars.

Jean-Paul Fafard soutient que l'entreprise se tire bien d'affaire depuis un mois, soit depuis l'arrivée d'un troisième appareil, mais sans ajout important de personnel. « C'est un déficit qu'on savait qu'on aurait tant que le troisième avion n'était pas en service », assure l'homme d'affaires.

Si Québecair-Express a eu recours à la protection de la loi, ajoute-t-il, c'était en raison de la mésentente avec un associé de la première heure, Trans-Sol Aviation. Cette dernière entreprise a demandé la dissolution de Québecair-Express pour récupérer 1 million de dollars de créances. « On va faire une offre aux créanciers. Et puis, Québecair va continuer. D'une façon ou l'autre, Québecair va continuer », assure le principal propriétaire de l'entreprise.

Jean-Paul Fafard, un retraité qui était pilote dès 1967, fait valoir qu'il est le seul transporteur à ne pas avoir eu de subvention de Québec, contrairement à Air Canada et Air Labrador, une firme établie à Terre-Neuve.

La proposition de règlement devra être transmise aux créanciers d'ici 30 jours.


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La desserte maritime de la Basse-Côte-Nord demeure à Rimouski
Mise à jour le vendredi 23 avril 2004, 10 h 15

Le ministère des Transports du Québec a confirmé à la Chambre de commerce de Rimouski et à l'Association des marchands rimouskois que le port de Rimouski continuera d'être le port d'attache de la desserte maritime de la Basse-Côte-Nord.

Périodiquement, le gouvernement du Québec lance des appels d'offres pour le service de desserte maritime des onze villages de la Basse-Côte-Nord. La compagnie choisie doit desservir ces communautés isolées en denrées alimentaires et en produits de toutes sortes.

À chaque renouvellement, les villes de la Côte-Nord demandent que le port d'attache soit localisé sur la Côte-Nord, ce qui ne fait pas l'affaire des marchands de Rimouski, pour qui ce service représente un marché de près de 10 millions de dollars.

La nouvelle a, bien entendu, été accueillie avec un soupir de soulagement à Rimouski. « Le conseil d'administration et tout le monde, on est très satisfait de la nouvelle qu'on vient d'avoir. On sait que le port d'attache de la desserte va rester à Rimouski pour les prochaines années. Présentement, le contrat est prolongé d'un an. Après ça, il y a un appel d'offres et on espère que ce sera pour cinq ans au moins », a commenté le président de l'Association des marchands de Rimouski, Stéphane Plante.

Le maire de Rimouski croit que la décision de la ministre des Transports, Julie Boulay, est justifiée : « Je pense qu'on dessert très bien la Basse-Côte-Nord à partir de Rimouski. Et ça donne le choix des fournisseurs pour tous les citoyens de la Basse-Côte-Nord. »

Depuis plusieurs années, le service de desserte est assuré par le navire Nordik Express de la compagnie Relais Nordik.

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La Basse-Côte-Nord réclame une desserte maritime plus accessible
Mise à jour le lundi 3 mai 2004, 12 h 37

Transports-Québec, qui vient de prolonger d'un an le contrat du Nordik Espress, confirme que certaines recommandations de l'étude seront incluses dans les appels d'offres du contrat 2006-2009 qui seront lancés d'ici l'été.

Le maire de Gros-Mécatina, Brian Evans, fait valoir que les coûts sur le Nordik Express sont prohibitifs pour les véhicules et passagers, ce qui n'attire pas les touristes à revenir par le Québec. Chaque été, 55 000 véhicules débarquent à Blanc-Sablon en provenance de Terre-Neuve.

En Norvège, un type de bateau assure à la fois la desserte et les croisières en eaux froides. Plus rapide que le Nordik Express, ce navire de 110 mètres dispose de 150 cabines et 322 lits, et sa capacité cargo est quatre fois supérieure, ce qui est un atout pour le commerce.

Brian Evans a déposé une étude de 400 pages sur la desserte maritime des municipalités de la Basse-Côte-Nord, réalisée au coût de 115 000 $. « C'est possible d'avoir un service amélioré, peut-être pas dans la première année d'opération, mais ça ne prend pas beaucoup plus de subventions pour avoir un meilleur service », souligne le maire de Gros-Mécatina.

Les 30 millions d'investissements nécessaires pour améliorer le service de desserte se justifient, selon Brian Evans, par l'arrivée de nouvelles normes à Transports-Canada en 2010.

Le maire rappelle aussi qu'il n'y a toujours pas de travaux prévus pour prolonger la 138 vers l'est et que les frais d'utilisation seront moindres dans 10 ans en raison des retombées consécutives au développement du secteur touristique.

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Le fédéral autorise une pêche à la morue limitée dans le golfe Saint-Laurent
Mise à jour le mardi 4 mai 2004, 17 h 11

Le ministre fédéral des Pêches, Geoff Regan, accepte les recommandations du Conseil de conservation des ressources halieutiques et autorise une petite pêche commerciale à la morue dans le golfe.

Les quotas seront de 3000 tonnes dans le sud du golfe et de 3500 tonnes dans la partie nord. Seuls les pêcheurs à engins fixes seront autorisés à pêcher la morue.

Le ministre se défend d'avoir pris une décision politique à quelques semaines du déclenchement des élections. Il parle plutôt du désir d'impliquer les pêcheurs dans la gestion de la pêche et des stocks, un principe d'intendance partagée : « Les pêcheurs participeront effectivement à la prise de décision concernant la gestion de la ressource ».

Cette participation des pêcheurs aux décisions concernant la gestion de la ressource signifie que les arbitrages entre les flottilles devront se faire par consensus. Ainsi, le ministère établira des principes et les groupes de pêcheurs se réuniront en comité consultatif, le 15 mai, pour entériner le partage. Les négociations entre les flottilles devront procéder rapidement. Or, il restera peu de morue à partager compte tenu des pêches scientifiques et des prises accidentelles des autres pêches dirigées.

Malgré la volonté annoncée du ministre de privilégier les pêcheurs à engins fixes, essentiellement des pêcheurs côtiers, la Fédération des pêcheurs semi-hauturiers du Québec espère que les règles habituelles s'appliqueront et que la pêche aux engins mobiles sera possible au sud du golfe. La directrice générale, Gabrielle Landry : « Nous, évidemment, ce qu'on préconise, c'est que le volume annoncé, les contingents annoncés, soient répartis en regard des parts historiques des flottilles ».

Les semi-hauturiers contrôlent historiquement 70 % des allocations de morue.

Le plan du ministre devrait s'étoffer au cours des prochaines heures et des prochains jours. Pour l'instant, l'industrie semble être surprise par une annonce qui la renvoie à ses devoirs, et ce, avec une échéance à très court terme. La directrice de la Fédération, Gabrielle Landry, estime que l'échéance du 15 mai est trop rapide et que les groupes de pêcheurs ont besoin de plus de temps pour arriver à une entente.

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L'accès à l'université et au cégep est aussi une question de proximité
Mise à jour le vendredi 7 mai 2004, 13 h 59

Deux études de Statistique Canada viennent confirmer des perceptions répandues sur la Côte-Nord où on croit que les jeunes loin d'une université ou d'un collège sont moins attirés par les études postsecondaires.

Pour plusieurs jeunes, la distance entre leur milieu et le lieu d'études devient un frein important à la poursuite d'études supérieures. C'est la principale conclusion à laquelle en arrive le chercheur Marc Frenette de Statistique Canada.

L'éloignement de la famille, le dépaysement quand l'école est située à des centaines de kilomètres de la région d'origine entraînent beaucoup d'inconvénients. Le jeune doit tout recommencer, se créer de nouveaux contacts, de nouveaux amis, et ce, sans parler des coûts supplémentaires pour la famille et le jeune étudiant. « C'est environ 600 $ par mois que je dois débourser de plus, parce que si j'étais restée dans ma famille, ça m'aurait coûté 0 $ », témoigne une jeune fille de la Côte-Nord, Mireille Dorion, partie étudier à Sherbrooke.

Ainsi, selon Marc Frenette de Statistique Canada, moins le revenu familial est élevé, moins les jeunes ont tendance à se rendre à l'université. « En terme de fréquentation universitaire, les gens qui viennent de familles à faibles revenus semblent être touchés plus négativement », constate le chercheur. Au Québec, 10 % de la population habite à plus de 80 kilomètres de l'université la plus près, ce qui est plus élevé que la moyenne canadienne.

Le facteur distance est un critère de choix moins important dans la poursuite des études collégiales puisque les établissements sont davantage répartis dans l'ensemble des régions du Québec.

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La desserte de la Basse-Côte-Nord à Rimouski pour encore 10 ans
Mise à jour le mercredi 19 mai 2004, 17 h 17

En réponse à une question de la députée de Rimouski, Solange Charest, lors de l'étude des crédits concernant les affaires maritimes, la ministre déléguée aux Transports, Julie Boulet, a confirmé qu'elle maintiendrait à Rimouski le port d'attache de la desserte maritime de la Basse-Côte-Nord.

La ministre a aussi précisé qu'elle souhaitait que le prochain contrat soit d'une durée de 10 ans afin d'optimiser les services. Les ports de la desserte seraient maintenus à Rimouski, Sept-Îles, Havre-Saint-Pierre et Natashquan.

Le contrat actuel du Nordik Express a été renouvelé pour un an parce que les délais étaient trop courts pour atteindre les objectifs d'amélioration du ministère des Transports. Ces objectifs sont, par exemple, une plus grande disponibilité de cabines, une tarification allégée, de meilleurs délais de livraison et plus de flexibilité quant au lieu d'approvisionnement et au transport de véhicules légers.

La ministre Boulet a précisé qu'elle attendait les appels d'offres pour 2005.

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Une première usine de transformation des petits fruits sauvages
Mise à jour le vendredi 21 mai 2004, 17 h 56

Une usine qui fabriquera divers produits à base de fruits de la Côte-Nord, comme le chicoutai et les graines rouges, doit ouvrir ses portes en septembre prochain à Sept-Îles.

Il s'agira d'une première du genre dans la région. L'usine fabriquera des produits comme la gelée de chicoutai, le sirop de chicoutai, la confiture et la tartinade. L'usine pourra produire aussi des bases pour des sauces avec, par exemple, la graine rouge.

Barbara Morneau, l'une des deux propriétaires d'Imagiterre, l'entreprise qui exploitera l'usine, présente quelques produits déjà disponibles sur le marché.

Ces produits sont préparés depuis quelques années par son associée, Colette Duclos, qui exploitait la boutique Chez Mme Desneiges. Les deux femmes ont décidé de s'associer. « On a uni nos forces. Colette en transformation, c'est-à-dire au niveau du procédé de production, et, en ce qui me concerne, c'est moi, qui prends le volet au niveau de la gestion, l'administration, la mise en marché », précise Barbara Morneau.

Quelques boutiques et magasins de Sept-Îles et d'ailleurs distribuent déjà les produits d'Imagiterre. Dans les prochains mois, des restaurants et hôtels de la province s'ajouteront à la liste. Une usine de transformation deviendra donc nécessaire. Le réseau de cueilleurs de chicoutai et de graine rouge sera consolidé.

L'investissement total du projet totalisera 260 000 $. Six emplois seront ainsi créés, dans un secteur, l'agroalimentaire, peu développé sur la Côte-Nord.

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Québecair Express n'ira pas en faillite
Mise à jour le lundi 31 mai 2004, 13 h 00

Réunis à Québec, les créanciers réunis en assemblée concordataire ont accordé leur confiance au transporteur régional, qui dessert la Côte-Nord et la Gaspésie à destination des grands centres.

L'entente avec les créanciers devrait être homologuée d'ici un mois. Les créanciers toucheront un forfait de 3 500 $ et 15 % des dettes restantes.

La proposition déposée a été ratifiée à 99,6 % en vertu de la loi sur la faillite et l'insolvabilité. Québecair pourra poursuivre son ascension. Les affaires de la compagnie vont beaucoup mieux depuis l'ajout d'un troisième appareil, en avril dernier.

Selon le porte-parole de l'entreprise, Jacques Beauchesne, le nouvel appareil permet à Québecair Express de réaliser des économies d'échelle. « La venue d'un troisième avion était beaucoup plus intéressante à ce moment-là et nous approche de la rentabilité. C'est sûr qu'avec l'ajout d'un quatrième et d'un cinquième avion dans les 12 prochains mois, cela va nous amener encore plus de revenus », précise M. Beauchesne.

Un quatrième SAAB-340 de 33 places sera mis en service en septembre et créera de nouveaux points de service pour le transporteur. Québecair Express entrevoit maintenant de nouveaux investissements et espère que les turbulences sont derrière elle.

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Tourisme : une saison faste attendue sur la Côte-Nord
Mise à jour le samedi 5 juin 2004, 15 h 45

L'Association touristique régionale (ATR) de Duplessis espère attirer 250 000 touristes cet été, soit 10 000 de plus que l'an dernier.
Afin d'inciter les vacanciers à venir dans Duplessis, l'ATR investit 375 000 $ en promotion et se donne une nouvelle image et une nouvelle signature : La Côte-Nord à l'état pur .

Déjà, le bureau de l'ATR a reçu 50 % de plus de demandes d'information que l'an dernier à pareille date.

De plus, en raison, notamment, du succès du film La Grande Séduction , le Nordik Express a fait le plein de voyageurs pour cet été. « C'est complet pour tous les voyages en cabine privée. Il ne reste que des allers simples et des retours simples, alors ils proposent la formule avion-bateau, un voyage mixte », explique Élizabeth Blais, présidente de l'ATR de Duplessis.

Diverses activités sont aussi prévues dans la région jusqu'à dimanche, afin de souligner les Journées nationales du tourisme.

   
Grève des débardeurs à Havre-Saint-Pierre : le Nordik Express modifie son parcours
Mise à jour le dimanche 4 juillet 2004, 13 h 42
 

Le Nordik Express n'arrêtera pas à Havre-Saint-Pierre, dimanche, en raison de la grève des débardeurs. Il n'y aura donc pas d'embarquement ni de débarquement de passagers.

Habituellement, le navire arrive le dimanche en fin d'après-midi, pour débarquer les passagers en provenance de la Basse-Côte-Nord et pour y embarquer ceux qui se dirigent vers l'île d'Anticosti.

Le 30 juin dernier, le navire a été bloqué par quatre bateaux de pêche et par des conteneurs et des clôtures enchaînés sur le quai par les débardeurs. Ceux-ci sont en grève depuis le 29 juin.

Les passagers qui ont planifié un voyage à Anticosti peuvent embarquer dimanche matin à Natashquan. Le départ est prévu à 14 h.

Conflit de travail au quai de Havre-Saint-Pierre

Les douze débardeurs au quai de Havre Saint-Pierre, qui manutentionnent les marchandises du Nordik Express, sont en grève illimitée. Les négociations sont rompues depuis plus d'un mois avec l'employeur. Sans contrat de travail depuis la fin mars, les travailleurs, affiliés au Syndicat des métallos, réclament de meilleurs salaires.

Le syndicat a toutefois l'obligation de fournir le service en cas d'urgence.

 
   
   
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© 2005 Christelle Fortin-Vaillancourt
Cafe Press